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28.06.2007

Les avantages du bio reconnus par la FAO

Le bio ? Vous n’y pensez pas sérieusement mon pauvre monsieur… le bio, c’est bon pour les bobos ! Comment peut-on envisager de nourrir la planète avec une faible productivité ? Cette vision, tenace, avec un brin de mépris pour les nantis de gauche, vient d’être battue en brèche par la FAO, l’Organisation de l’ONU pour l’Agriculture.

Que constate cette noble institution, qui est sans doute la seule à avoir gardé sa raison face à la grippe aviaire en n’acceptant pas le recours au tout vaccin contre les menaces de pandémie, et en préconisant au contraire de traiter le manque d’hygiène des élevages (avec un budget bien plus réduit) pour circonscrire le virus dans l’œuf ?

La FAO constate que l’agriculture bio n’est plus cantonnée aux pays riches. Et qu’elle est capable de nourrir la planète. De part le monde, le nombre de reconversions va bon train : l’agriculture bio est présente dans 120 pays, elle recouvre 31 millions d’hectares, pour un marché de plus de 40 milliards de dollars.

Et notre propre agriculture bio est en quelque sorte la garante, l’héritière, de l’agriculture traditionnelle des paysans d’autrefois, nos grands-parents, qui étaient acquis alors au bon sens, qui avaient compris qu’on devait préserver la ressource, ne pas maltraiter les animaux.

Pour se passer de pesticides qui causent d’innombrables décès dans le Tiers Monde, souvent par mauvaise utilisation, la FAO avait déjà préconisé il y a quelques années la lutte biologique pour se débarrasser des insectes ravageurs. Cette pratique consiste à utiliser des insectes utiles contre les insectes nuisibles. Chez nous, les braves coccinelles exterminent proprement les pucerons…

Aujourd’hui, la FAO saute le pas et encourage les pays du monde entier à développer le bio. Les avantages qu’elle met en avant sont connus au niveau agronomique : entretien des sols (appauvrissement pour l’agriculture intensive avec la perspective de la stérilisation des sols), recours à des produits naturels contre des produits chimiques, moindre pollution, meilleur gout…

Mais l’étude produite le 3 mai à Rome reconnait encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux couts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l’utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir les structures rurales, d’empêcher le gonflement des bidonvilles urbains, car il nécessite plus de bras.

D’un point de vue holistique, le bio est préférable. La FAO conclue son rapport ainsi : « L’agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et la productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux, et d’êtres humains. »

Que rajouter ? Que l’agriculture intensive vit aujourd’hui sur les bas prix du pétrole, que demain, les bras seront plus économiques que les machines… L’avenir de l’agriculture est dans le bio, ne saccageons pas la planète.

A nous de le défendre contre les disharmonies des poisons épandus, la perte de sens de l’agriculture industrielle, et contre la position du conseil européen du 12 juin 2007, qui vient d’imposer aux consommateurs de l’UE l’acceptation d’une contamination des produits bio à hauteur de 0.9% (comme les produits non-bio), pour rendre impossible toute revendication d’absence d’OGM, et ne pas gêner l’industrie des biotechnologies.

Guillaume Moricourt, Auteur d’« Agriculture et Santé » aux Editions Dangles

21.06.2007

OGM : L’apiculteur pollué et condamné fait appel,

Soutenu solidairement par les syndicats Confédération Paysanne, l’Abeille Gasconne et l’Abeille Périgordine, ainsi que le Groupement de Défense Sanitaire Apicole 47, Civam Agrobio 47, Bio d’Aquitaine et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique


Jeudi 24 mai, le tribunal de Marmande a condamné les apiculteurs à s’abstenir de placer leurs ruches dans un rayon de 1,5 km autour des parcelles de maïs OGM pendant la période de pollinisation, afin de ne pas récolter de pollen transgénique et d’empêcher  les abeilles de propager la  contamination aux cultures traditionnelles avoisinantes.

Ce jugement, qui reconnaît le rôle propagateur de l’abeille, ignore le rôle prépondérant du vent dans la dissémination des pollens, et impose aux apiculteurs d’enlever leur ruches lorsque des cultures transgéniques sont implantées à proximité. Cette décision, qui prouve que la coexistence est impossible, est intolérable pour les agriculteurs non-OGM, représentés par les syndicats mentionnés ci-dessus.

Rappelons que le Mon 810, seul OGM autorisé à la culture en France n’a pas reçu d’autorisation de présence dans le maïs doux, le miel ou le pollen destinés à la consommation humaine. Le Tribunal allemand d’Augsbourg a reconnu le droit des apiculteurs à ne pas voir leurs ruches contaminées en  condamnant un agriculteur à détruire sa culture OGM implantée à 1 km d’un rucher. Ici on demande aux apiculteurs de partir plus loin ! Où peuvent-ils aller lorsqu’on annonce des milliers d’hectare d’OGM implantés dans la région sans indiquer leur emplacement ?

Les requérants demandent à la Cour de prévenir le péril menaçant leurs droits en ordonnant à Monsieur MENARA, qui a indiqué dans le journal « Sud Ouest » avoir semé ses cultures de maïs MON 810, de détruire sa récolte de maïs OGM MON 810 avant la floraison qui doit intervenir dans la 2e quinzaine du mois de Juillet.

La Cour d’Appel d’Agen examinera cette requête le 29 juin à 10 heures et délibèrera dans les huit jours, c’est à dire avant la floraison des maïs.

19.06.2007

Surfaces en maïs BT semé dans la région cette année

Vous trouverez un reportage de france 3 Poitou-Charentes, en début de journal, sur les surfaces en maïs BT semé dans la région cette année :
 
Nouvelle version du principe de précaution selon du promoteur des essais de Valdivienne "On ne peut pas suprimer n'importe quoi sans savoir si c'est toxique ou dangereux", jusqu'à présent c'était juste l'inverse "on ne doit pas introduire une nouvelle technologie sans avoir fait la preuve de son inocuité"

15.06.2007

Une nouvelle étude contre les OGM

Une nouvelle étude indépendante sur les impacts sanitaires d'un OGM déjà autorisé par l'Union européenne remet en cause le sérieux de l'évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l'autorisation de mise sur le marché de ces produits.

Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN  révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n'ont même pas fait l'objet d'études complémentaires.

L'association Greenpeace est extrêmement inquiète que des cultures et des aliments génétiquement modifiés reçoivent le feu vert des autorités européennes malgré des anomalies constatées sur des durées très courtes.

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l'herbicide de Monsanto, le Round Up. Autorisé à l'importation en Europe pour l'alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré commercialisation.

Le CRIIGEN a analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d'autorisation de ce maïs et conclut que de nouvelles études sont nécessaires. « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet  », déclare le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! », s'insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

«Cette étude prouve que les procédures d'autorisation des OGM en Europe ne sont pas viables et que les autorités européennes agissent plus comme une chambre d'enregistrement des industries semencières que dans l'intérêt des consommateurs », déplore Arnaud Apoteker.

Cette nouvelle étude s'ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à " comité de lecture " (2). L'étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.

Greenpeace réclame la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché des maïs OGM NK603 et MON863, et l'arrêt de la commercialisation et de la mise en culture de tous les OGM tant que le système d'évaluation n'a pas été radicalement révisé.

Note : le rapport du CRIIGEN (en anglais) est disponible sur demande à Greenpeace France ou auprès du Professeur Séralini, du CRIIGEN. Il sera téléchargeable sur le site de Greenpeace France dès le 15 juin.

1. Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique.

2. Revue dont les articles sont soumis à relecture et validation par un comité d'experts scientifiques qui en garantit le sérieux scientifique.

Source : Greenpeace

La Commission européenne tente de démonter la règlementation de l'agriculture Bio

Le gouvernement français soutient la Commission européenne qui tente de démonter la règlementation de l'agriculture Bio. Mme Lagarde, ministre de l'agriculture, a voté ce matin en faveur de ce texte scandaleux  malgré les assurances données par le gouvernement aux associations écologistes.

L'agriculture bio est une épine dans le pied des industries chimiques,  biotechnologiques et des semenciers. La Commission propose donc tout simplement d'autoriser la contamination des produits biologiques, par les OGM (à hauteur de 0,9%) et les pesticides. La Commission s'aligne sur les exigences des multinationales et veut rabaisser l'agriculture  bio au niveau de l'agriculture dite « raisonnée » qu'elles soutiennent (1).

Le Parlement européen, seule instance européenne élue directement par les citoyens, a voté contre la Commission mais les Ministres ont préféré suivre l'avis de la Commission.

Christian Berdot, responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre s'indigne de la duplicité des autorités françaises : « Le gouvernement français s'était « engagé à ne pas prendre de décisions contraires à nos requêtes d'ici les prochaines discussions et la convocation du Grenelle de l'Environnement ». Pourtant, à la première occasion, il renie ses  engagements ! Face à l'explosion des cancers, allergies et maladies dégénératives, de plus en plus de citoyens exigent des produits sains, sans OGM et sans chimie. Mais au lieu d'imposer aux cancres pollueurs une amélioration des pratiques agricoles, le gouvernement demande au meilleur élève de la classe de laisser cochonner son travail ! Le gouvernement soutient ouvertement les lobbies de la chimie, des biotechnologies, des semenciers et leur pseudo « agriculture durable » pour mieux piétiner au pied la protection de la santé et de   l'environnement ! Ce n'est plus Grenelle qu'on prépare, mais Waterloo ! »

Pendant que Mr Juppé évoquait un hypothétique « moratoire sur les OGM », Mme Lagarde préparait ce coup bas contre l'environnement. Alors même que la FAO reconnaît que l'agriculture biologique (2) peut nourrir le monde et que les Amis de la Terre démontrent que la politique pro-OGM de l'Union européenne n'a aucune justification économique (3).

(1) voir l'article sur FARRE : «Agriculture raisonnée ou ... un drôle de réseau de protecteurs»
 http://www.amisdelaterre.org/FARRE-l-Agriculture-Raisonne...
(2)Rapport de la FAO : « Agriculture biologique et sécurité alimentaire » http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html (3)
 Rapport des Amis de la Terre « Mid-term review or mid-life crisis ? » : http://www.foeeurope.org/publications/2007/FoEE_biotech_M...

Amis de la Terre - Anne Bringault

13.06.2007

Positionnement des candidats par rapport à l'Appel d'Orléans

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives, le collectif Vigilance OGM de la Vienne a interrogé  39 des 48 candidats du département afin de connaître leur positionnement par rapport à l'adoption d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ  ainsi que le demande les signataires de l'Appel d'Orléans. Tous n'ont pu être contactés à ce jour du fait des difficultés à se procurer leur coordonnées. 


 

La question qui leur a été posée :

Madame/Monsieur,

en tant que candidat(e) à la députation dans telle circonscription de la Vienne, le collectif Vigilance OGM du département souhaiterait connaître votre position par rapport à l’Appel d’Orléans pour un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ (voir pièce jointe). Etes-vous favorable à ce moratoire ? Avez-vous signé l’Appel d’Orléans ou vous engagez-vous à le faire (signature possible en ligne sur www.moratoireogm.fr) ? Etes-vous opposée à ce moratoire ? Ne souhaitez-vous pas vous prononcer sur cette question ? Afin d’informer les citoyens avant les élections, le collectif rendra public les positions prises par chaque candidat.  
 
 
Les réponses par circonscription:
 
 
1ère circonscription
 
 Claeys Alain et Daban Martine (Parti socialiste)

Compte-rendu de notre entretien du 29 mai avec Alain Claeys au conseil général :

Il est favorable à un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ, mais ne veut pas signer l’Appel d’Orléans. Par principe, en tant que député, il ne signe pas de pétition. Selon lui, c'est une solution de facilité pour un député (Nous lui avons répondu que ça donnait du poids et soutenait un mouvement citoyen comme l’Appel d’Orléans). Il a insisté fortement sur son refus de voir le vivant breveté avec les conséquences sociales que cela implique pour les agriculteurs qui deviennent les salariés d’une firme multinationale (Même si nous étions d’accord, nous lui avons répondu que selon la juridiction européenne cette argument n’avait pas de poids actuellement pour l’obtention d’un moratoire). Il a fait référence à ses rapports parlementaires sur la question et  nous en fait parvenir un. 
 


Mathière Bertrand et Théry Philippe (Mouvement pour la France)

Monsieur,
 Afin de répondre à votre question, je vous invite à consulter cet article (voir ci-dessous) mis en ligne aujourd'hui à propos de ma position sur les OGM.
 Bien cordialement
 Bertrand Mathière

29.05.2007 Mener la bataille contre les OGM

C'est un combat que soutiennent 86% des Français (sondage CSA pour Le Parisien, 16.09). Il ne s’agit évidemment pas de freiner le progrès scientifique. La culture en milieu confiné et contrôlé est utile pour produire à moindre coût des protéines pharmaceutiques ou alléger certains traitements industriels, physiques ou chimiques. En revanche, il serait suicidaire de faire peser, en autorisant la culture d’OGM à l’air libre, des risques irréversibles sur l’agriculture, l’alimentation, la santé publique et la biodiversité. Des risques que n’hésitent pourtant pas à prendre les multinationales, dont l’intérêt et l’objectif est de disséminer les OGM, de telle sorte que leur présence devienne incontournable. Car alors, ils pourront mettre la main sur les marchés juteux de l’agroalimentaire. À Bruxelles, ces firmes exercent un intense lobbying afin d’obtenir l’ouverture des marchés européens. Elles sont, dans ce combat, relayées par la toute-puissante Commission, qui autorise les importations d’OGM et édicte des réglementations pseudo-protectrices. Pour que les six États européens hostiles aux OGM puissent recouvrer leur souveraineté écologique, alimentaire, agricole, sanitaire, et coopérer librement, il faut, plus que jamais, une forte volonté politique pour s’affranchir de ce «ligotage» européiste.

Et pour mener cette bataille, nous proposons d’appliquer le principe de précaution sur les OGM. Ce qui se traduirait par cinq décisions fortes :

- l’interdiction immédiate et totale de toute culture et de tout essai d’OGM en milieu ouvert

- l’interruption de transposition de la directive de 2001 sur la dissémination

- la mise en place par la France et les pays qui le souhaitent d’un nouveau moratoire bloquant toute nouvelle importation d’OGM sur leur territoire (rendu possible par le rétablissement des frontières, qu’il préconise dans la mesure no 23 de son projet)

- l’instauration de l’étiquetage obligatoire sur l’ensemble des produits alimentaires

- enfin, l’interdiction du brevetage du vivant, lequel doit rester dans le patrimoine inaliénable de l’humanité.
 


Guichard Patrick et Monnet Anne-Marie (Génération Ecologie)
Je vais vous faire une réponse courte.
NOUS SOMMES ABSOLUMENT CONTRE LA CULTURE DES OGM EN PLEIN CHAMP
Mais la culture en milieu protéger (recherche pour la lutte contre la mocuvicidose) doit être soutenue et à titre personnel je suis contre toute action musclé : il faut légiférer sur le sujet et être sans ambiguité.

Cordialement
Patrick GUICHARD



Daigre Jacqueline et Delhumeau-Didelot Stéphanie (Union pour un Mouvement Populaire)

Messieurs, Vous m'avez sollicitée sur la question des OGM et je vous en remercie. Ma réponse ira dans le sens du programme du Président de la République et de la Majorité présidentielle: l'état des connaissances scientifiques sur les OGM n'est pas suffisamment avancé pour nous permettre d'évaluer précisément les risques. Il est donc souhaitable de poursuivre la recherche et d'associer les partenaires (chercheurs, professionnels, agriculteurs, associations...) à son contrôle et son évaluation. En l'état actuel de nos connaissances, les cultures d'OGM doivent rester expérimentales, mais la France doit prendre toute sa place dans cette recherche.  La mise en place du goupe de travail autour d'Alain Juppé va bien dans le sens d'une concertation avec l'ensemble des partenaires sur ce sujet et toutes les questions liées à l'écologie et la défense de notre planète.

Cordialement



Riondet Bruno et Courjaud Ghislaine (Gauche Alternative 2007)

CherEs amiEs

Merci de m'avoir relancé sur cette question; qui n'est pas tout à fait "nouvelle" pour moi.

Je suis fondamentalement opposé aux cultures GM, et m'associe aux demandes de moratoires sur ces cultures.

Comme je m'associe complètement aux demandes de moratoire sur les autoroutes, sur les incinérateurs et sur les plantes à agro carburants.

Tous ces projets vont dans le sens d'un productivisme effréné, incompatible non seulement avec la sauvegarde de la planète, mais également avec une meilleure justice sociale et une qualité de vie décente pour tous.

Notre démarche POUR UNE ALTERNATIVE A GAUCHE s'inscrit dans une logique anti libérale, et pour une société oeuvrant pour l'épanouissement du plus grand nombre, et non le profit de quelques uns.

Je souhaite :

- que le gouvernement adopte immédiatement un moratoire sur les cultures GM comme le lui permet la clause de sauvegarde prévue à l'article 23 de la directive 2001/18,

- que les élus locaux et régionaux exigent ce moratoire, vu l'interdiction qui leur est faite de prendre les mesures locales nécessaires à l'interdiction de ces cultures,

- que les parlementaires fassent les démarches nécessaires auprès du gouvernement pour qu’il notifie cette décision de moratoire à la Commission européenne,

- que le gouvernement exige l'application du moratoire aux niveaux européen et international.

Amitiés autogestionnaires

Tous mes encouragements pour votre lutte

Bruno RIONDET



Gaillard Ludovic et Grenet Alain (Lutte Ouvrière)

Monsieur,

L’appel d’Orléans a été signé par notre porte-parole et candidate à la présidentielle, Arlette Laguiller.

Sur le fond, nous n’avons pas de refus de principe quant aux OGM, ce qui reviendrait à cultiver une suspicion sur tout nouvel axe de recherche, ce qui serait franchement réactionnaire. Ce n’est pas la science en elle-même qui est dangereuse, mais ce qui peut en être fait.

En ce sens, nous ne faisons aucune confiance aux industries agro-alimentaires dont le fonctionnement, comme toute entreprise capitaliste, repose sur la plus parfaite opacité aux mépris des intérêts de la collectivité. L’avidité au gain des actionnaires a fait fi de véritables études sur les conséquences des OGM, en rendant publiques leurs résultats.

Tant que la population ne contrôlera pas les grands groupes qui exercent une véritable dictature sur l’ensemble de l’économie, des catastrophes humaines ou écologiques ne manqueront pas de surgir.

Cordialement,

Pour Lutte Ouvrière et au nom des candidats de la Vienne

Ludovic Gaillard



Pinault Aline et Mauger Vincent (Parti Communiste français)

1ère réponse publié sur les blogs des quatre candidats du PCF dans la Vienne.

L’Agriculture dans la Vienne (OGM)

Dans le domaine de l’agriculture deux convictions nous animent :

les politiques libérales financiarisées et productivistes constituent désormais un obstacle à la défense de l’environnement et à la sauvegarde de la planète ;

c’est à la redéfinition du type même de croissance, de production et de consommation qu’il faut s’atteler, en fondant le développement indissociablement sur des critères sociaux et environnementaux.

Cela nous a conduit à décider :

Dans le domaine alimentaire, il ne faut pas laisser les géants mondiaux de l’agroalimentaire contrôler les semences mondiales, notamment en interdisant la brevetabilité du vivant.

La production d’OGM en pleins champs doit faire l’objet d’un moratoire pour permettre un débat public et la maîtrise citoyenne des enjeux d’une alimentation saine de qualité pour tous.

La recherche publique doit se poursuivre pleinement, dans des conditions définies par les citoyens et sous des protocoles de contrôle strict.


2ème réponse reçue par messagerie électronique le 5 mai
 

Nous avons lu votre texte avec attention et il nous a permis d’approfondir notre réflexion sur ce sujet.

Nous sommes en effet clairement pour un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.

Au moment où le ministre de la Recherche de l’époque, François Goulard entendait autoriser par décrets la transposition dans la loi française de la directive européenne concernant la dissémination d’OGM dans l’environnement,  nous nous sommes élevés tant contre la forme anti démocratique ( pas de discussion à l’Assemblée nationale ) que sur le fond.

Nous, candidats aux élections législatives soutenus par le PCF dans la Vienne, réclamons un moratoire sur la culture d’OGM en plein champ et leur utilisation dans l’alimentation et signons le l’Appel d’Orléans.

 
Bien cordialement

 
A Poitiers, le 31 mai  2007

Pour : M. Brouard, P. Fromonteil, A. Pinault et F. Poteau   :

 
Françoise Poteau



Laraque Josianne et Core Alain (Front National)

Voir 4ème circonscription

  

 

2ème circonscription


De Mascureau Marie et Létang Romain (Mouvement pour la France)

La position du Mouvement Pour la France est connue despuis longtemps. Nous sommes opposés aux OGM. Philippe de Villiers a été très claire sur ce sujet. Je n'ai rien à rajouter.
 
 

Brard Laure et Bourgeois Francine (La France en Action)

 Il est important de clarifier quelles plantes, quelles procédés de mofications des plantes sont envisagées,

dans quels buts, on ne peut pas avoir une seule réponse pour tous les aspects de la question des OGM.

 Les aspects que je retiens de ce sujet crucial pour l'avenir de l'agriculture  =

 1°) Il ne faut rien autoriser dans ce domaine avant que la population ne se soit prononcée pour ou contre. Pour  pouvoir se prononcer, la population doit être beaucoup plus impliquée, beaucoup mieux informée.

 2°) La population doit savoir que l'homme est depuis longtemps  intervenu sur la modification des gènes des plantes, ne serait-ce que pas croisements, par bouturages  des variétés, et ont fait naître de nouveaux fruits, de nouvelles variétés de plantes.

Améliorer les variétés - oui- si on ne joue pas les apprentis sorciers en introduisant des gènes d'insectes par exemple à l'intérieur des plantes.

OUI si c'est tendre vers la diminution du besoin en eau de la plante,

OUI si c'est améliorer le goût,

OUI si c'est améliorer les apports nutritionnels,

OUI à l'amélioration des sélections de plantes en accélérant le processus de mutation par la manipulation des gènes


tant qu'on ne mélange pas animal et végétal (là je dit
NON) sauf DANS 1 CAS PRECIS, voir ci-après =

 

3°) Créer des plantes à but médicinal pour soigner des maladies rares, graves.

OUI, mais pas en plein champ, pas en milieu ouvert, en milieu  clos, avec la même vigileance , la même surveillance que celle accordée à la fabrication des médicaments.

Je  suis très sensible à ces questions, Il est absolument indispensable qu'il y ait effectivement un moratoire OGM.

Il ne faut pas non plus tomber dans le terrorisme par rapport aux OGM, ce n'est pas l'horreur en soit, car celà est aussi porteur d'espoirs pour les maladies génétiques pour lesquelles on n'a à ce jour il n'y a aucun reméde, mais comme toute médicament, il faut être prudent, ne pas risquer la propagation d'une plante en milieu naturel où l'homme perdrait le contrôle avec des conséquences sur l'écosystème.

Ainsi vous connaissez précisément mon avis sur ces questions.

L.BRARD

 
Je souhaite ajouter un point prépondérant vis-à-vis des OGM = il ne faut pas engendrer de plantes stériles, l'agriculture doit pouvoir, à partir de ses récoltes se constituer ses semences pour la prochaine culture.

PAS DE BREVETS DE PROPRIETE QUI OBLIGE L'AGRICULTEUR A  ACHETER SES SEMENCES

 

Rochaud Robert et Venier Isabelle (Les Verts)
bonsoir.
je suis complétement favorable à ce moratoire..
Je m'engage à le signer.
J'ai participé à la manifestation à valdiviennne où les forces de l'ordre ont fait preuve d'une violence que je n'avais jamais connue encore. j'ai d'ailleurs à cette occasion accompagné Mireille Ferri Vice présidente Verte de la région IDF aux urgences du CHU. Elle avait reçu plusieurs éclats de grenade dans les jambes.




Poteau Françoise et Bodin Michel (Parti Communiste français)
Voir 1ère circonscription


Lourdaux Christine et Barère François (Lutte Ouvrière)
Voir 1ère circonscription


Adeline Hubert et Laraque Jean-Marie (Front National)
Voir 4ème circonscription



3ème circonscription

  

Dargère Chantal et Quéré Chantal (La France en Action)

Bonjour !

Nous n'arrivons pas à ouvrir votre pièce. Candidate aux législatives au sein de la "France en Action" et oeuvrant depuis plus de 30 ans pour la défense de l'environnement et de la santé (nous dirigeons une école de formation en naturopathie "Ecole du fondateur P.V. MARCHESSEAU et mon mari est le Président de la FENAVI : Fédération Européenne de Naturopathie Vitaliste), nous sommes bien sûr à 100% opposés O.G.M.

Merci de nous renvoyer la pièce jointe.

Avec nos meilleures pensées.

C. DARGERE

Nous lui avons renvoyé en message avec un autre format de pièce jointe.



Nicolas Jacques et Fraysse Christiane (Les Verts)

Candidat des Verts pour la 3ème circonscription de la Vienne, je suis bien évidemment pour l'arrêt des cultures OGM en plein champ, tant que leur innocuité n'est pas certaine, c'est à dire pas avant de nombreuses.... décennies, puisqu'il faudra avoir un recul d'au moins une génération.

Je ne suis pas opposé à la recherche sur les OGM en laboratoire, à condition qu'elle soit bien encadrée .

J'ai signé dès le début mars l'appel d'Orléans, et fait suivre à de nombreuses personnes en tant que secrétaire du groupe local des Verts de Châtellerault, ainsi qu'à titre personnel et privé.

La dissémination à toute la chaîne alimentaire étant très probable et la nocivité pour la santé et la biodiversité plus que possible,

je suggère que plainte soit déposée contre "ceux" qui donnent les autorisations de cultures OGM, afin que le jour où les OGM seront, officiellement, déclarés nocifs, ces personnes puissent être jugées .

Jacques NICOLAS



Brouard Michel et Archimbault Jean-Luc (Parti Communiste français)
Voir 1ère circonscription


Labesse Maxime et Daccord Angélique (Front National)
Voir 4ème circonscription


Brunet Anne et Mainguy Claude (Lutte Ouvrière)
Voir 1ère circonscription


Chamard Jean-Yves et Chartier Olivier (UMP)

A répondu par courrier suite à une sollicitation en tant que conseiller général.
Pour voir lire la lettre :



4
ème circonscription

Fouquenet Pierre-Claude et Labbe Stéphane (Mouvement pour la France)

En réponse à votre question, j'ai déjà donné à la presse et notamment à centre presse, mon opinion sur les O.G.M , la sagesse même exige des analyses indépendantes, sérieuses, avant toutes cultures même à petite échelle . Pierre-claude Fouquenet.


Villeret Patrice et Leclaire Micheline (Lutte Ouvrière)

Voir 1ère circonscription
 
 
 
Abelin Jean-Pierre et Touret Jean (Parti social libéral européen)

Monsieur,

Vous avez sollicité ma position sur la question du moratoire sur la culture des OGM.

Les OGM constituent non seulement un enjeu économique majeur, mais ausside santé publique. Soulignant la nécessité de priviligier le principe de précaution lorsqu’un risque est avéré, je me prononce favorablement à un prolongement du moratoire sur les OGM en milieu ouvert et à son extension au niveau européen.

Sur un tel sujet de société, il m’apparaît, d’autre part, important d’engager unvéritable débat public et une concertation large et, à ce titre, que le Parlement soit saisi sur cette question; ce que, députés du Groupe UDF, nous avons réclamé l’an passé.

Soyez assuré que je resterai actif et attentif à ce sujet prioritaire pour le secteur agricole français.

Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur, en l’assurance de messentiments les meilleurs.

Jean-Pierre ABELIN


Audebert Eric et Soulis Jacques (Front National)

Contacté par téléphone : il s'est prononcé au nom des quatre candidats FN dans la Vienne en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ.



Guy Jérôme et Canaud Pascal (Ligue Communiste Révolutionnaire)

Bonjour,

En tant que candidat sur la 4ème circonscription de la Vienne sur une liste soutenue par la LCR 100% à gauche, le comité Bové et les Alternatifs, je suis évidemment totalement d'accord avec l'appel d'Orléans pour un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ.


En tant qu'individu, je suis même fier d'avoir été aux côté de Bové,Besancenot et de centaines d'anonymes lors de la manif de Valdivienne il y a 2 ans (même si mes poumons et mes glandes lacrymales ont eu du mal à s'en remettre). Je peux vous certifier que je resterai bien après ces législatives tout à fait disponible pour de futurs et indispensablesarrachages et pour toute manif anti-ogm.

Il existe au minimum deux raisons à mon combat anti-ogm.


Pour la santé de la planète et de ses habitants avant tout. Les étudespubliées partout sauf en France, en particulier sur le maïs MON810 de Monsanto démontrent la dangerosité de ces plantes modifiées. Pour l'indépendance des agriculteurs en particulier des agriculteurs des pays pauvres. Nous savons bien que le brevetage des ogm et 'exclusivité des fournitures de semences qui en découle rendront irrémédiablement les agriculteurs dépendants des firmes comme Monsanto.

Accepter les ogm, c'est accepter l'appauvrissement de la bio diversité,la dissémination des gènes modifiés sans aucun contrôle des conséquences, l'asservissement des cultivateurs, ...

Je vous réaffirme donc ma volonté de combattre par tous les moyens ledéveloppement des cultures ogm.

Je viens d'ailleurs de signer en ligne l'appel d'Orléans. Jusqu'à votremessage, je n'avais pas connaissance de cette signature possible en ligne. Au minimum pour cette raison, je vous remercie de votre message.


Je reste évidemment à votre disposition, même après les législatives.


Jerôme GUY


PS : je suis membre du bureau de l'association environnementaliste "Bien Vivre en Scévolles". Je me charge de contacter rapidement (dès la fin de la semaine, mon emploi du temps devrait être plus souple) les autresmembres du bureau afin de signer au non de l'assoc l'appel.
 
 
 
Fromonteil Paul et Lepinay Jean-Yves (Parti Communiste français) 
Voir 1ère circonscription

Vienne : les candidats signataires de l'Appel d'Orléans

1ère circonscription

Pinault Aline (Parti Communiste français)

2ème circonscription

Poteau Françoise et Bodin Michel (Parti Communiste français) 

Rochaud Robert et Venier Isabelle (Les Verts) 

3ème circonscription

Brouard Michel (Parti Communiste français) 

Nicolas Jacques (les Verts)

4ème circonscription

Fromonteil Paul (Parti Communiste français) 

Guy Jérôme (Ligue Communiste Révolutionnaire) 

 

 

OGM : Candidats aux législatives au banc d'essai - Vienne

660fd9be194a4fa4fc774c70601f1344.jpgPoitiers, France — Le 06 juin, 12 militants du collectif Vigilance OGM du département de la Vienne et du groupe local de Greenpeace Poitiers se sont rendus, aux Salons de Blossac, devant le meeting de soutien de Rachida Dati aux candidats UMP pour les législatives du département de la Vienne.

Les élections législatives approchent et rares sont les candidats UMP à s'être prononcés clairement sur la question des OGM. Ainsi, le collectif Vigilance OGM 86 et Greenpeace Poitiers ont voulu rappeler aux candidats de se positionner en faveur d'un moratoire sur les OGM.

Auparavant, un courrier avait été adressé à chacun des candidats des principaux partis dans toutes les circonscriptions, leur demandant de s'engager clairement contre les cultures transgéniques. Les résultats de ce questionnaire seront publiés sur le site Vigilance OGM 86 et sur le site de Greenpeace France.

Cette campagne d'interpellation pacifique a pour objectif d'obtenir un moratoire sur les OGM en plein champ et d'informer le public de la position des candidats aux législatives sur les OGM du département de la Vienne.

Depuis 1998, en application du principe de précaution, l'Autriche interdit le MON810. Après elle, ce sont la Grèce, l'Italie, la Suisse, la Hongrie et la Pologne qui ont interdit à leur tour cet OGM. Il y a dix jours enfin, le gouvernement allemand leur emboîtait le pas. 

Dans une interview publiée le 25 mai dans Le Parisien, le ministre de l'Ecologie Alain Juppé déclare : « On vient de découvrir que la sécrétion de la toxine qui est censée tuer l'insecte qui attaque le maïs se passe dans des conditions qui ne sont pas exactement celles qu'on attendait. Donc l'Allemagne vient de suspendre l'autorisation du MON810. Dans ce cas précis il faut s'inspirer du cas allemand. »

Les militants demandent aux candidats à la législative "de se positionner clairement sur ce sujet pour que les citoyens puissent faire leur choix en connaissance de cause."

A l'occasion de ce meeting, le collectif Vigilance OGM et le groupe de Greenpeace Poitiers ont voulu montrer "leur détermination". Selon Greenpeace Poitiers leur "intervention devait être claire". A l'arrivée de Rachida Dati, ministre de la justice, ils sont parvenus à former devant son véhicule un véritable mur, à l'aide de leurs banderoles marquée du slogan OGM j'en veux pas. 

Ont-ils réussi à interpeller l'UMP et ses candidats aux législatives? L'avenir nous le dira...

06.06.2007

Un moratoire pour un printemps sans OGM

Considérant : Qu'il n'y a pas aujourd'hui de cadre légal résultant d'un véritable débat public sur la question des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) et de la responsabilité de ceux qui les disséminent,

     Que la volonté de quelques opérateurs économiques d'imposer en 2007 la culture de plusieurs dizaines de milliers d'hectares de maïs transgénique s'oppose frontalement à la volonté de plus de 80 % des français qui ne veulent d'OGM ni dans les champs ni dans les assiettes,

     Que le seul maïs OGM actuellement cultivable en France, le MON 810, n'a jamais été évalué conformément au cadre européen imposé par la directive 2001/18 qui exige notamment une évaluation des effets cumulés à long terme sur la santé et l'environnement, et de plus que les conséquences de la culture de maïs OGM sur la situation écologique et agricole spécifiques à chaque région française n'ont pas non plus été évaluées,

        Que les préjudices qui en résulteraient pour les systèmes agraires traditionnels remettraient en cause leur pérennité,

        Que de nombreuses publications scientifiques montrent que la généralisation des cultures de maïs transgéniques entraîne obligatoirement la disparition de la liberté d'élever des abeilles sans risque de contamination et de cultiver sans OGM des maïs conventionnels, doux et biologiques, tout particulièrement celle des petits paysans cultivant de petites parcelles,

        Que l'intérêt majeur des PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) est le brevet qui permet à quelques entreprises semencières d'interdire aux paysans de sélectionner leurs propres semences à partir de leur récolte et de leur imposer l'achat des pesticides liés à la culture des variétés qu'elles vendent,

        Que l'intérêt économique de l'agriculture française réside avant tout dans sa capacité à répondre à la demande des consommateurs qui veulent des produits sans OGM, et qu'elle se ruinerait en prenant le moindre risque de perdre leur confiance,

Conformément au souhait de la majorité des français,

Conformément au moratoire déjà pris par le gouvernement français pour interdire les cultures de colza transgénique sur le territoire national,

Conformément aux votes de la France et de la majorité qualifiée des Etats européens reconnaissant le bien fondé des moratoires autrichiens et hongrois,

Conformément au principe de précaution inscrit dans la Constitution au travers de la Charte de l'Environnement,

Les délégués participant aux premières rencontres des Etats Généraux du Moratoire1 réunis à Orléans les 26 et 27 février 2007 :

-   exigent que ]e gouvernement adopte immédiatement un moratoire sur les cultures GM comme le lui permet

    la clause de sauvegarde prévue à l'article 23 de la directive 2001/18,

-   demandent aux élus locaux et régionaux d'exiger ce moratoire, vu l'interdiction qui leur est faite de prendre

    les mesures locales nécessaires à l'interdiction de ces cultures,

-   demandent aux parlementaires de faire les démarches nécessaires auprès du gouvernement pour qu’il notifie

    cette décision de moratoire à la Commission européenne,

-   demandent au gouvernement d'exiger l'application du moratoire aux niveaux européen et international.

 
1 Organisés par Agir pour l'Environnement, les Amis de la Terre, ATTAC, Biocoop, le Collectif des Faucheurs Volontaires, le Collectif 45 sans OGM, le Comité de Soutien 63, le Comité de Soutien aux faucheurs de Pithiviers, la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, GIET, Greenpeace, Nature & Progrès, le Réseau Semences Paysannes, Vigilance OGM 36

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