27.09.2007

Communiqué du collectif Vigilance OGM 86


Poitiers,  le 26 Septembre 2007.



OGM : le débat fauché !



La parcelle de 13 ha de maïs semence OGM cultivée par la coopérative TERRENA sur le canton de Loudun a été fauchée dans la nuit de lundi à mardi par les faucheurs volontaires.

Compte tenu du climat de tension extrême créé par cette action, et des volontés belliqueuses de certains promoteurs des OGM,  le Collectif Vigilance OGM de la Vienne a préféré annuler et reporter à une date ultérieure la conférence-débat initialement prévue le jeudi 27 septembre à Véniers. Un tel contexte n’étant évidemment pas favorable à un débat serein.

Le Collectif Vigilance OGM de la Vienne déplore cette situation qui est due en grande partie à un dysfonctionnement démocratique caractérisé par la politique du fait accompli. Depuis 10 ans que les cultures d’OGM en plein champ ont été introduites en France, aucun débat national n’a eu lieu ! Alors que la question des OGM est aujourd’hui débattue dans le cadre d’un groupe de travail préparatoire à la tenue du Grenelle de l’environnement, le collectif réaffirme sa demande au gouvernement d’adopter un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ, préalable à un réel débat national. Les récentes déclarations du ministre de l’environnement vont dans ce sens. Il faut maintenant qu’elles se concrétisent !

Le Collectif ne renonce en aucune manière à sa conviction qu’il est fondamental de continuer à s’informer et à échanger sur ce sujet qui ne se réduit pas à de simples considérations de techniques de production agricole. Et c’est dans ce sens qu’il poursuivra ses actions.

24.09.2007

Juridiquement, la France peut prendre un moratoire sur les OGM

La directive 2001/18 autorise un État membre de l'Union européenne, par le biais de son article 23, à activer la clause de sauvegarde et donc à « interdire à titre provisoire, l'utilisation et/ou la vente d'un OGM en tant que produit ou élément de produit sur son territoire » s'il « a des raisons précises de considérer que cet OGM (...) présente un risque pour la santé humaine ou l'environnement » en raison d'« informations nouvelles ou complémentaires, devenues disponibles après que l'autorisation a été donnée ».

Ces « informations nouvelles et complémentaires » existent concernant le maïs MON 810, le seul OGM cultivé en France. Elles ont d'ailleurs permis à l'Allemagne d'activer cette clause de sauvegarde pour interdire le MON 810 en avril 2007. L'Autriche et la Hongrie ont également activé cette clause de sauvegarde.

De leur côté, la Grèce, l'Italie, la Suisse et la Pologne (et sans doute bientôt la Bulgarie) ont mis en place des réglementations nationales qui leur permettent d'interdire la culture d'OGM sur leur territoire, ce qui revient à un moratoire de fait. N'oublions pas la Grande-Bretagne, le Luxembourg, la Suède, le Danemark, la Norvège ou la Finlande, qui ne cultivent pas d'OGM pour d'autres raisons (forte opposition de l'opinion publique et/ou des agriculteurs, ou alors parce qu'ils ne sont jamais atteint par la pyrale, cet insecte que le maïs Bt OGM est censé détruire, ou encore parce qu'ils ne cultivent tout simplement pas de maïs).

La France, à l'instar de certains de ses voisins européens, a donc parfaitement la possibilité d'activer la clause de sauvegarde, c'est-à-dire de prendre un moratoire sur le MON 810 et ce, même si elle n'a toujours pas transposé cette directive. Elle l'a d'ailleurs déjà fait en 2003, pour obtenir la prolongation du moratoire décrété en 1998 sur le colza.
 
Sources : Greenpeace France 

20.09.2007

Soirée-débat dans le canton de Loudun

ca42892b1886591b3cdcce1dd64e73f0.jpg
 
Pour information, Véniers fait partie de la commune de Loudun (nord de Loudun direction Fontevraud) 

13.09.2007

Appel à manifestation !

0aa42e591de94f7e73fda55c8b834d36.jpg

Communiqué du 10 septembre de l'interrégional sans OGM


 
L’interrégionale sans OGM
70 route de Nantes
49 610 Mûrs-Erigné
02.41.37.19.39
noscampagnessansogm@gmail.com



11 hectares de maïs génétiquement modifié semés par la coopérative Terrena ont été neutralisés sur la commune de Charcé, en Maine et Loir.

L’interrégionale sans OGM rappelle son communiqué du 5 septembre :

« La coopérative Terrena cultive 35 hectares de Maïs OGM pour la production de semences sans consultation des coopérateurs. L’interrégionale dénonce la mauvaise foi de Terrena qui communique activement sur ses filières bio ou tracées non-OGM et développe en même temps et en catimini la production de maïs OGM.

Mardi 4 septembre, à l’appel de l’interrégionale sans OGM, plus d’une centaine de personnes étaient rassemblées à Ancenis au siège de la coopérative Terrena pour obtenir une réponse aux questions posées les 8 août et 3 septembre aux membres du conseil d’administration.

L’interrégionale demandait au conseil d’administration de Terrena la mise sous scellés puis la destruction des grains qui seront bientôt récoltés et l’engagement à ne pas vendre ni semer d’OGM en 2008.

La première réponse donnée par le CA était une fin de non recevoir.

Une longue discussion s’en est suivie entre des délégués de l’interrégionale et une partie des membres du CA. Il en ressort que la coopérative s’engage à stocker la récolte en un lieu qui pourra être visité par l’interrégionale sans OGM, et à ne pas la commercialiser avant une réunion entre les deux parties qui aura lieu à la fin de l’année, après les débats que la coopérative organisera en interne et le Grenelle de l’environnement.

La décision de destruction ou de commercialisation est donc remise à plus tard, les actions d’interpellation sont amenées à se poursuivre . »

L’inter régionale souligne les nombreuses contradictions écrites de Terrena depuis plus de deux mois et le laxisme des services de l’Etat concernant les données avérées de contamination par des OGM et son peu d’empressement à assurer la sécurité de nos cultures vis-à-vis de la pollution OGM.

L'impossible coexistence des filières avec et sans OGM sur un même territoire a été démontrée. La responsabilité de Terrena, si elle se faisait le fer de lance du développement du maïs OGM, serait engagée auprès de tous les paysans qui font le choix d'une production certifiée sans OGM (Agriculture Biologique, labels, AOC), et auprès des consommateurs qui ne veulent pas d'OGM dans leur assiette.

Aujourd’hui, l’interrégionale réaffirme à la fois son exigence de destruction des plantes et des graines récoltées et son ouverture au dialogue avec Terrena.

L’interrégionale appelle les agriculteurs coopérateurs à comprendre que la décision de commercialisation serait une grande responsabilité vis à vis des générations futures  mais aussi des filières qualité. La coopérative Terrena, irrémédiablement associée aux OGM, prend le risque d’une désaffection massive des consommateurs sur ses produits agro-alimentaires commercialisés en France.

L’interrégionale sans OGM en appelle à tous les citoyens : Il faut enrayer cette menace de dissémination des OGM en participant massivement à la manifestation prévue le 15 septembre à Angers, à 14h30 devant le siège de la délégation de Terrena (7 av J Joxe) suivie de tribunes à 15h30 place Leclerc.

Il faut un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.
Terrena doit détruire au plus vite les plantes OGM imprudemment semées.

L’interrégionale sans OGM

collectifs sans OGM  des régions Bretagne, Centre, Poitou-Charentes et Pays de Loire


Communiqué de presse des Faucheurs Volontaires

Dans le Maine et Loire les faucheurs volontaires neutralisent des parcelles de multiplication de semences
 
Au petit matin du samedi 8 septembre 2007, les faucheurs volontaires ont neutralisés du maïs semence transgénique sur la commune de Charcé St Ellier dans le Maine et Loire.
 
L'opération visait un ensemble de 2 parcelles de 5 ha chacune qui étaient destinées à la multiplication de semences OGM.
La récolte issu de ces parcelles aurait permis l'année prochaine de semer environ 1000 hectares de maïs OGM (1).
 
La neutralisation des parcelles de semences à un double objectif : d'une part limiter physiquement la politique volontaire d'expansion des surfaces OGM en cours.
Et d'autre part alerter l'opinion publique sur la réalité de cette politique.
En effet, les faucheurs volontaires considèrent que c'est l'aveu criant de passer outre la volonté légitime d'une majorité de la population ne voulant pas de cultures d'OGM en plein champs (2).
Ils entendent mettre l'Etat et nos élus devant leurs responsabilités.
Par cette action, les faucheurs volontaires s'opposent ainsi à la violence physique et symbolique que représentent ces cultures de plein champs envers la biodiversité, et le droit de chacun à choisir son type d'alimentation.
Dans l'état actuel des choses, ils sont convaincus qu'il n'y a plus d'autre issue pour que la liberté de choix, c'est à dire la démocratie, redevienne une réalité.
 
Les faucheurs volontaires mettent en garde les acteurs politiques qui ont convoqués le Grenelle de l'environnement contre toute tentative d'un faux-semblant de consultation démocratique.
La responsabilité politique, morale et éthique impose l’ouverture d’un débat public et citoyen équitable, et non la méthode du fait accompli scandaleuse, telle qu’elle est pratiquée actuellement.
A ce titre, nous exigeons que dans cet espace de dialogue un des fondements de l'écologie ait une place centrale : c'est l'application du principe de précaution.

Ils affirment ainsi qu'en préliminaire à cette consultation et pour la sérénité des débats à venir, des mesures concrètes doivent être prises telles que :
 
un moratoire immédiat sur toutes les cultures et expérimentations d’OGM en plein champs
 
la neutralisation des cultures d’OGM en cours
 
Les faucheurs volontaires tiennent à souligner que l'Etat et nos élus ne prennent pas leurs responsabilités : l'impuissance politique, le vide législatif et la politique du fait accompli sont à l'origine d'une telle situation

 
 Le Collectif des Faucheurs Volontaires
 

(1) Le Maine et Loire est au cœur d'une actualité de premier plan puisque près de 29 ha de maïs semence y sont implantés.
 
(2) 86 % de la population est opposé à la culture des OGM en plein champs : sondage Greenpeace / CSA de septembre 2006.

Toutes les notes