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30.11.2007

OGM interdit, pourtant ..

On savait que, sur trois parcelles en Bretagne, des OGM avaient été mis en culture cette année 2007. On vient d’apprendre que, dans l’un des trois cas, il s’agissait d’un OGM interdit.

« Une parcelle de maïs OGM de variété Bt 11 interdite en France et en Europe a été localisée près de Hédé », à une vingtaine de kilomètres au nord de Rennes, a annoncé le groupement des agriculteurs biologiques d’Ille-et-Vilaine Agrobio 35, qui a porté plainte.

Le Bt 11 est un maïs qui fait l’objet d’une bataille durable. Interdit depuis 2005, cet OGM de la firme Syngenta a reçu l’avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) mais, contradictoirement, c’est l’un des maïs visé par la décision d’interdiction de commercialisation prise commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, que nous évoquions dans un article du 10/11/07.

Estimant qu’« une étape de plus venait d’être franchie dans la prolifération incontrôlée des organismes génétiquement modifiés en Bretagne », le Conseil régional de Bretagne a demandé jeudi « que toute la lumière soit faite sur cet événement grave pour notre environnement ».

Dans un communiqué du 29/11/07, les conseillers régionaux Verts de Bretagne « dénoncent les actes irresponsables de la part du semencier et du distributeur de la semence qui ont abouti à la mise en culture illégale d’un maïs OGM BT 11. Ils s’interrogent sur les manquements dont l’État a fait preuve dans le contrôle de cette mise en culture. Non seulement l’État n’a pas rempli son rôle d’information des élus, des professionnels et de la population - comme l’y oblige la loi -, mais il n’a pas non plus veillé au respect des autorisations. »

Les élus Verts, qui voient dans cette affaire la preuve de « l’impossibilité de garantir une traçabilité des OGM cultivés en plein champ », demandent des contrôles renforcés, notamment dans le cadre du moratoire qui devrait concerner l’ensemble des OGM.

Dans le cas précis des trois parcelles bretonnes, ils « demandent à ce que des contrôles soient diligentés afin de vérifier la nature et le devenir des produits récoltés sur la parcelle de Hédé et sur les deux autres parcelles de maïs OGM cultivées en Bretagne sur les cantons de Rochefort-en-Terre et de Redon. »

Auteur : Philippe Ladame
Source : Citron vert 

Va-t-on vers une légalisation des OGM ?

Selon la presse agricole, le projet de loi relatif aux OGM promis par Nicolas Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement a été transmis au Conseil d'Etat. Les associations de l'Alliance pour la Planète s'étonnent de l'opacité de ce processus et s'indignent de constater que ce soi-disant projet de loi ne prend absolument pas en compte les recommandations du Grenelle.
 
Alliance pour la planète 

24.11.2007

Le commissaire européen Dimas confirme son refus d'autoriser deux maïs OGM

BRUXELLES (AFP) — Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a confirmé publiquement pour la première fois jeudi son refus d'autoriser la culture de deux variétés de maïs transgénique dans l'UE, en invoquant des risques pour l'environnement.
"Le risque est trop élevé pour l'environnement" selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles.
 
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Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés.

Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.

Nous vous invitons à apporter votre soutien au Commissaire à l'Environnement avec copie au Président de la Commission Européenne, et aux commissaires aux consommateurs, à l'agriculture et aux transports.

Alain Uguen Cyber @cteurs

Signer la pétition avec Cyber @cteurs : le site d'actions citoyennes

22.11.2007

La Commission européenne pourrait interdire des OGM... Mobilisons-nous pour que cela devienne réalité !

Paris, France — Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM  Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100 000 signatures

Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros  Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Signez la pétition

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux...
 
Sources : Greenpeace France 

17.11.2007

Les OGM n'ont-ils plus le vent en poupe?

1 - La réunion au ministère confirme la clause de sauvegarde sur le maïs OGM MON 810
2 - José Bové ressort libre du Palais de justice de Millau : "Un aménagement de peine possible consisterait à me laisser poursuivre l'action que je mène depuis plusieurs années", a ajouté José Bové.
Apprécions l'humour : comme travail d'intérêt général on pourrait en effet lui confier... celui pour lequel il est condamné !!!
3 - La Cour d’appel de Montpellier a confirmé hier, jeudi 8 novembre 2007, la condamnation d’une filiale de la société Monsanto pour mise sur le marché illicite d’OGM.
La FNE, partie civile, se félicite de cette décision qui montre une fois de plus l’impossible coexistence entre filières OGM et sans OGM.


Ces 3 nouvelles sont développées ci dessous :

Le gouvernement confirme la clause de sauvegarde sur le maïs OGM MON 810

Communiqué de presse - 9 nov 2007

Des représentants des Faucheurs volontaires, de la Confédération paysanne, de Greenpeace et des Amis de la Terre se sont rendus ce matin à un rendez-vous de travail avec la secrétaire d’État à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour déterminer les modalités d’application de la suspension de la mise en culture du maïs OGM MON 810 annoncée au Grenelle de l’environnement.


Au cours de cette rencontre, Nathalie Kosciusko-Morizet a confirmé que la France allait transmettre cette décision à la Commission européenne dans un délai de quinze jours.


Le moratoire que réclamaient les associations est donc maintenant clairement confirmé par le gouvernement, qui étudie actuellement les modalités concrètes de cette notification aux autorités européennes. « Les associations se réjouissent de cette décision, qui est un premier pas vers une France sans OGM », a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace.


Le projet de loi sur les OGM et la Haute autorité ont également été évoqués à cette occasion. Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué qu’un projet de loi serait soumis au Conseil d’État avant la fin de l’année, et au parlement en janvier ou février.


Les associations sont préoccupées de la rapidité avec laquelle un sujet aussi complexe va être traité, au risque d’éclipser le nécessaire débat public sur les orientations et le contenu de ce texte de loi. « Nous devons faire en sorte que ce débat public ait lieu en interpellant dès maintenant les parlementaires sur les principes d’une telle loi, dont le rôle doit être de protéger l’environnement, les systèmes agraires et l’alimentation de toute contamination génétique et de s’assurer que les demandes des citoyens seront entendues », ont déclaré José Bové et Guy Kastler à la sortie de la réunion.

Ces principes de responsabilité ; de précaution ; de transparence, de participation et information ; de libre choix de produire et de consommer sans OGM ; et enfin desubsidiarité territoriale pour l’autorisation des cultures ont d’ailleurs été réaffirmés lors la table ronde finale du Grenelle.



Communiqué commun du collectif des Faucheurs volontaires, Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Greenpeace France

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