08.04.2008

Dans le débat actuel sur les OGM, un fait important est oublié : la RÉALITÉ !

Les OGM sont cultivés commercialement à grande échelle depuis maintenant plus de 10 ans. Il est donc possible de tirer un bilan. Ce bilan, les Amis de la Terre le présentent chaque année depuis maintenant 3 ans, en se basant sur des études ou des documents officiels, notamment du ministère de l’agriculture états-unien (1).

L’un des faits marquants est qu’on assiste à une explosion de l’utilisation des herbicides à cause de la multiplication des mauvaises herbes et des insecticides à cause des parasites secondaires. Et pourtant, on entend toujours des élus répéter, comme les firmes de biotechnologies, que les OGM permettent de réduire la consommation de produits chimiques.

Aujourd’hui 80% des OGM servent à nourrir les animaux des pays riches. Et comme si ça ne suffisait pas, en 2007, 25% du maïs états-uniens a servi à produire de l’éthanol pour les voitures. Cela n’empêche pas les mêmes élus de répéter, tout comme les firmes de biotechnologies, que les OGM servent à nourrir les pauvres !

Depuis plus de 20 ans, l’insuline qu’utilisent les diabétiques est fabriquée par des bactéries modifiées génétiquement. A-t-on jamais vu des « anti-OGM » s’opposer à ces OGM ? Cela n’empêche pas encore les mêmes élus de dire, comme les firmes de biotechnologies, que les « anti-OGM » sont contre la recherche.

Les OGM ont ruiné des milliers de petits paysans en Afrique du Sud et en Inde car les rendements n’étaient pas au rendez-vous. Au Brésil, en Argentine, au Paraguay des centaines de milliers de familles de petits paysans et d’ouvriers agricoles ont été chassées vers les bidonvilles des grands centres urbains. En Allemagne par contre, la politique du gouvernement en faveur de l’agriculture biologique a créé 150 000 emplois ! (2)

Alors que la France souffre de chômage massif et que le modèle agricole français perd chaque année des milliers d’agriculteurs, ces mêmes élus, au lieu de suivre l’exemple allemand et de favoriser l’agriculture biologique et l’emploi, préfèrent imposer les OGM au risque de contaminer et faire disparaitre définitivement l’agriculture biologique !

Pour la première fois, l’Argentine vient officiellement de publier une étude qui tire la sonnette d’alarme. On y trouve confirmation de tout ce que nous disons depuis des années : la monoculture du soja OGM entraîne l’érosion des sols, l’augmentation de l’usage des pesticides, la perte de biodiversité et l’exode rural. Va-t-on enfin faire face à la réalité ou laisser encore longtemps ces élus à leur croyance puérile dans la toute puissance de la science, et à leurs rêves enfantins de plantes merveilleuses, aux rendements extraordinaires… ?

Car derrière les contes de fées transgéniques, il y a les comptes en banque de Monsanto, Syngenta, Limagrain. Il est temps de réveiller ces pauvres élus, quitte à choquer leurs âmes sensibles.

(1) Rapport 2007 : http://www.amisdelaterre.org/Les-OGM-pas-aussi-performant... Rapport 2008 : http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-Les-OGM-augm... (2) Rapport : « Les Agricultures paysannes et bio plus compétitives que les OGM » : http://www.amisdelaterre.org/L-agriculture-durable-plus.h...

Source : Les Amis de la Terre 

05.04.2008

9 tonnes de maïs livrées à l’UMP

Paris, le 31 mars 2008. Greenpeace a livré cet après midi 9 tonnes de maïs au siège de l’UMP, rue de la Boëtie à Paris, pour demander au parti majoritaire à l’assemblée de défendre une agriculture et une alimentation véritablement sans OGM. Ce maïs sera–t-il l’un des derniers non contaminés ? C’est la question que pose Greenpeace au parti présidentiel alors que les députés UMP se prononceront dès demain sur ce sujet essentiel pour les Français.


A la veille du passage à l’Assemblée Nationale de la loi sur les OGM, Greenpeace appelle l’ensemble des députés à amender en profondeur le projet pour en faire une loi de protection de l’agriculture et de l’alimentation sans OGM, conformément aux engagements du Grenelle mais surtout à la volonté de la très grande majorité des Français. Les premières déclarations de la majorité UMP sont en effet inquiétantes : le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale serait-il contaminé par Monsanto pour ainsi tourner le dos à la démocratie ?

 

« /En l’état,/ /le projet de loi ignore le Grenelle et méprise totalement la volonté d’une très large majorité des Français/ !, s’indigne Arnaud Apoteker de Greenpeace France./ La production sans OGM est niée et le régime de responsabilité défaillant. En organisant la contamination de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement par les OGM, ce projet de loi ne sert que les intérêts de Monsanto, des lobbies agricoles et de semenciers inféodés à la multinationale américaine. C’est inacceptable ! Les députés ont la responsabilité de faire primer la démocratie et l’intérêt général en amendant sérieusement le projet. /»

Pour ce premier rendez-vous parlementaire du Grenelle, Greenpeace demande aux députés de défendre l’avenir plutôt que le passé. Si le projet de loi devait être voté en l’état, l’agriculture biologique et la production agricole française de qualité seraient en effet irrémédiablement condamnées. Quant à la crédibilité du Grenelle, elle en sortirait très sérieusement compromise.
 

 

« /Le Président de la République, qui s’est engagé à appliquer scrupuleusement le Grenelle, et le gouvernement doivent maintenant concrétiser leurs engagements et pousser la majorité UMP à la responsabilité environnementale et au refus de la contamination de notre démocratie par Monsanto », /ajoute Arnaud Apoteker/. /

Greenpeace rappelle que 71% des français (sondage CSA/Greenpeace, janvier 2008) veulent que le sans OGM soit véritablement sans OGM. Or
le projet de loi légalise un seuil de contamination jusqu’à 0,9%, qui ne correspond à aucune nécessité juridique ou rationalité scientifique. Il s’agit d’un véritable droit à polluer qui sera augmenté, année après année, au fur et à mesure de la généralisation des contaminations. Pour Greenpeace, la seule loi possible sur les OGM doit garantir strictement la pérennité du sans OGM. Les Français attendent une loi de protection et non une loi de contamination.

 
source : http://blog.greenpeace.fr/

27.03.2008

OGM : Pas de débat à Chauvigny - Vienne

Le collectif Vigilance OGM de la Vienne souhaitait organiser le 3 avril un débat contradictoire sur les OGM à Chauvigny (Vienne) afin de permettre aux citoyens de s’approprier cette question mais le maire M. Gérard Herbert a refusé. 

 

En réponse au communiqué du collectif Vigilance OGM, M. Gérard Herbert a répondu qu’aucune salle n’est libre à cette date et qu'aucune autre date n'a été demandée. Selon le collectif, lorsque le secrétariat de mairie a répondu à leur demande de salle, aucune justification claire n’a été donnée. Par ailleurs, un de ses membres rappelle qu’il s’est rendu directement à la mairie de Chauvigny le samedi 16 février où 2 salles étaient libres pour le 3 avril.

 

M. Gérard Herbert dit accepter le débat et pour preuve de sa bonne foi rappelle qu'il a répondu au questionnaire de Greenpeace Poitiers sur l’écoresponsabilité dans le cadre des municipales. Cependant, il faut bien avouer qu'il n'a jamais répondu dans le cadre des législatives au collectif Vigilance OGM 86 sur la question précise du moratoire sur le MON810 un an plus tôt. 

 

Ecolopresse