03.12.2007

2 projections de films sur les OGM en Charente

S’INFORMER ET DEBATTRE SUR LES O.G.M.
 
Le Collectif Vigilance O.G.M. de Charente vous invite aux projections des films suivants, qui seront suivies d'un débat:
 
 

A AIGRE le vendredi 7 Décembre à 20 h 30, à la salle des fêtes (mairie)
ALIX AU PAYS DES GENES (43 min), de Okinawa Guérard
Film documentaire très ludique diffusé par ARTE
· Qu’est-ce que la transgénèse?
· Les mutations en agriculture de 1945 à nos jours
· Les points de vue des producteurs d'OGM, des semenciers, des opposants, des consommateurs et des scientifiques

 


A VILLEFAGNAN le vendredi 14 Décembre à 20h30, à la salle de la communauté de communes (entre la mairie et le Crédit Agricole)
THE FUTURE OF FOOD (90 min), de Deborah Koons Garcia
Le visage caché des O.G.M....
Une enquête choc réalisée après 3 ans de travail
La nourriture peut-elle nuire à la santé?
Le film est tourné aux Etats-Unis et au Canada. A travers les témoignages d'agriculteurs, de scientifiques, d'écologistes et d'élus, on arrive à comprendre les conséquences du brevetage du vivant au profit des multinationales comme MONSANTO et les risques des OGM pour la biodiversité et la santé humaine.

 

17.11.2007

Les OGM n'ont-ils plus le vent en poupe?

1 - La réunion au ministère confirme la clause de sauvegarde sur le maïs OGM MON 810
2 - José Bové ressort libre du Palais de justice de Millau : "Un aménagement de peine possible consisterait à me laisser poursuivre l'action que je mène depuis plusieurs années", a ajouté José Bové.
Apprécions l'humour : comme travail d'intérêt général on pourrait en effet lui confier... celui pour lequel il est condamné !!!
3 - La Cour d’appel de Montpellier a confirmé hier, jeudi 8 novembre 2007, la condamnation d’une filiale de la société Monsanto pour mise sur le marché illicite d’OGM.
La FNE, partie civile, se félicite de cette décision qui montre une fois de plus l’impossible coexistence entre filières OGM et sans OGM.


Ces 3 nouvelles sont développées ci dessous :

Le gouvernement confirme la clause de sauvegarde sur le maïs OGM MON 810

Communiqué de presse - 9 nov 2007

Des représentants des Faucheurs volontaires, de la Confédération paysanne, de Greenpeace et des Amis de la Terre se sont rendus ce matin à un rendez-vous de travail avec la secrétaire d’État à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour déterminer les modalités d’application de la suspension de la mise en culture du maïs OGM MON 810 annoncée au Grenelle de l’environnement.


Au cours de cette rencontre, Nathalie Kosciusko-Morizet a confirmé que la France allait transmettre cette décision à la Commission européenne dans un délai de quinze jours.


Le moratoire que réclamaient les associations est donc maintenant clairement confirmé par le gouvernement, qui étudie actuellement les modalités concrètes de cette notification aux autorités européennes. « Les associations se réjouissent de cette décision, qui est un premier pas vers une France sans OGM », a déclaré Arnaud Apoteker, de Greenpeace.


Le projet de loi sur les OGM et la Haute autorité ont également été évoqués à cette occasion. Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué qu’un projet de loi serait soumis au Conseil d’État avant la fin de l’année, et au parlement en janvier ou février.


Les associations sont préoccupées de la rapidité avec laquelle un sujet aussi complexe va être traité, au risque d’éclipser le nécessaire débat public sur les orientations et le contenu de ce texte de loi. « Nous devons faire en sorte que ce débat public ait lieu en interpellant dès maintenant les parlementaires sur les principes d’une telle loi, dont le rôle doit être de protéger l’environnement, les systèmes agraires et l’alimentation de toute contamination génétique et de s’assurer que les demandes des citoyens seront entendues », ont déclaré José Bové et Guy Kastler à la sortie de la réunion.

Ces principes de responsabilité ; de précaution ; de transparence, de participation et information ; de libre choix de produire et de consommer sans OGM ; et enfin desubsidiarité territoriale pour l’autorisation des cultures ont d’ailleurs été réaffirmés lors la table ronde finale du Grenelle.



Communiqué commun du collectif des Faucheurs volontaires, Amis de la Terre, Confédération Paysanne, Greenpeace France

04.10.2007

Marche pour le moratoire

 
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A l’appel des associations, organisations et syndicats, initiateurs de l’Appel d’Orléans, une Marche nationale pour le Moratoire OGM se déroulera de Chartres à Paris du 9 au 13 Octobre 2OO7 *.

Jean-Louis Borloo, Ministre d’Etat en charge du Grenelle de l’Environnement, a déclaré : << Sur les OGM, tout le monde est d’accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc, on ne va pas prendre le risque >> ( Le Monde 20 septembre 2007)

Au delà de cette déclaration de principe et au vu des réactions qu ‘elle a provoqué  et des annonces  faites le 27 septembre à l’issue des travaux des groupes du Grenelle de l’Environnement, la mobilisation doit être amplifiée, notamment du 5 au 20 octobre, période des 17 réunions publiques du Grenelle en région.

C’est pourquoi, point d’orgue de cette marche, les Marcheurs et  les nombreux acteurs de la lutte  pour la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM défileront  dans Paris

le SAMEDI  13 OCTOBRE 2007
à partir de 10 heures depuis la porte d’Ivry


avec les produits de qualité ( fromages, salaisons, etc.,…) emblématiques du modèle d’agriculture qu’ils défendent 

pour se rassembler  de 12 h  à 13 h 30 – Place de l’Hôtel de Ville

avant de tenir l’après-midi

une grande réunion publique d’information et de débats.
à l’Université de Paris VIII Saint – Denis
Amphithéâtre du département de Géographie
de 15 heures à 20 heures

par le métro  ligne 13, Châtillon Montrouge - St-Denis Université, arrêt St-Denis Université

[1] Les Amis de la Terre - ATTAC- Bioconsom’acteurs – Biocoop - Collectif des Faucheurs Volontaires - Collectif 45 sans OGM - Comité  63 sans OGM - Comité de Soutien aux faucheurs de Pithiviers -  Confédération paysanne - Fédération Nationale d’Agriculture Biologique – Greenpeace - Groupement International d'Etudes Transdisciplinaires - Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures - Nature et Progrès - Réseau Semences Paysannes - Vigilance OGM 36
          

Marche pour le Moratoire OGM / Itinéraire Poinville – Chartres / Chartres – Paris


Du 6 au 8 octobre : Poinville – Chartres, en 3 étapes :

samedi 6 : 14H - Départ Place de la Liberté à Semonville,
hameau de Poinville (près de Toury, RN 20) - Arrivée à Fresnay-L’Evèque (18 km)
20h -  échange entre l’équipe d’accueil et les marcheurs et prévenus.
          
dimanche 7 : 10 H - Départ de Fresnay L’Evèque place de l’église,
vers Prunay-le-Gillon (20 km)
Soirée à Lhopiteau (près de Voves): Rencontre avec Denis Benoît
: « La contamination par les abeilles :
Les risques pour l’agriculture et les produits de la ruche »

lundi 8 : Départ de Prunay-le-Gillon pour Chartres. (15 km)
         20H: Sauver les produits de qualité –
 Le rôle de la Région Centre pour rester sans OGM.
                 Soirée festive.           

         
Du 9 au 12 octobre - Chartres – Paris en 5 étapes :

Mardi 9 : 8H 30 : place Chatelet à Chartres, face au monument des droits de l’homme : Accompagnement des prévenus au tribunal (9 H). Renvoi du procès des faucheurs de Poinville.
               13H : au monument Jean Moulin – Départ de la marche vers Paris
                       Chartres – Yermenonville  à 18 KM 
      
               21H : Pourquoi nous demandons un moratoire dans les champs sur les OGM ?

Mercredi 10 :    Gallardon – Cernay en Chevreuse à 31 KM avec Ch Vélot Chercheur Orsay

Jeudi 11 :     Cernay    -  Orsay ou Jouy en Josas à 23KM
Soirée : Meeting / Droit à une recherche indépendante

Vendredi 12 :    Jouy en Josas – Ivry/Seine à 25 à 30 Km

2 débats en fin d’après –midi/soirée - Soirée festive.                     Programme provisoire sous réserve de modification   
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SAMEDI 13 OCTOBRE 2007
LE MATIN >>>>> marche Ivry/Seine  à Paris

10 HEURES  MARCHE – DÉFILÉ PARIS
DÉPART PORTE D’IVRY

RASSEMBLEMENT 12 H – 13 H 30
PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE
PRISES DE PAROLE
RENCONTRE AVEC LES PRODUITS DE TERROIR SOUS SIGNES DE QUALITÉ

L’APRES-MIDI>>>>>>            Produire et consommer sans OGM
Une liberté – un droit

Conférence

Samedi 13 octobre, Université de Saint-Denis

Programme provisoire
15.00            Introduction et présentation de la conférence
           
15.15             Moratoire et loi sur les OGM Enjeux en France
Panorama de la législation européenne. 
Présentation de la situation réglementaire d’Etats européens ayant un moratoire et une loi de protection
Interventions institutions et ONG européennes

16.30            Produire et consommer sans OGM
Eclairages sur dangers des contaminations et intérêt de produire sans OGM Grands témoins français et européens

17.30            Evaluation scientifique et expertise indépendante     
            Etats des lieux et enjeux
Interventions Scientifiques et ONG       
18.15    Conclusions et déclaration finale
Programme provisoire sous réserve de modification   

Contacts : marche.chartres-paris@no-log.org ou au 06 14 43 50 06                    

27.09.2007

Communiqué du collectif Vigilance OGM 86


Poitiers,  le 26 Septembre 2007.



OGM : le débat fauché !



La parcelle de 13 ha de maïs semence OGM cultivée par la coopérative TERRENA sur le canton de Loudun a été fauchée dans la nuit de lundi à mardi par les faucheurs volontaires.

Compte tenu du climat de tension extrême créé par cette action, et des volontés belliqueuses de certains promoteurs des OGM,  le Collectif Vigilance OGM de la Vienne a préféré annuler et reporter à une date ultérieure la conférence-débat initialement prévue le jeudi 27 septembre à Véniers. Un tel contexte n’étant évidemment pas favorable à un débat serein.

Le Collectif Vigilance OGM de la Vienne déplore cette situation qui est due en grande partie à un dysfonctionnement démocratique caractérisé par la politique du fait accompli. Depuis 10 ans que les cultures d’OGM en plein champ ont été introduites en France, aucun débat national n’a eu lieu ! Alors que la question des OGM est aujourd’hui débattue dans le cadre d’un groupe de travail préparatoire à la tenue du Grenelle de l’environnement, le collectif réaffirme sa demande au gouvernement d’adopter un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ, préalable à un réel débat national. Les récentes déclarations du ministre de l’environnement vont dans ce sens. Il faut maintenant qu’elles se concrétisent !

Le Collectif ne renonce en aucune manière à sa conviction qu’il est fondamental de continuer à s’informer et à échanger sur ce sujet qui ne se réduit pas à de simples considérations de techniques de production agricole. Et c’est dans ce sens qu’il poursuivra ses actions.

20.09.2007

Soirée-débat dans le canton de Loudun

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Pour information, Véniers fait partie de la commune de Loudun (nord de Loudun direction Fontevraud) 

13.09.2007

Appel à manifestation !

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Communiqué du 10 septembre de l'interrégional sans OGM


 
L’interrégionale sans OGM
70 route de Nantes
49 610 Mûrs-Erigné
02.41.37.19.39
noscampagnessansogm@gmail.com



11 hectares de maïs génétiquement modifié semés par la coopérative Terrena ont été neutralisés sur la commune de Charcé, en Maine et Loir.

L’interrégionale sans OGM rappelle son communiqué du 5 septembre :

« La coopérative Terrena cultive 35 hectares de Maïs OGM pour la production de semences sans consultation des coopérateurs. L’interrégionale dénonce la mauvaise foi de Terrena qui communique activement sur ses filières bio ou tracées non-OGM et développe en même temps et en catimini la production de maïs OGM.

Mardi 4 septembre, à l’appel de l’interrégionale sans OGM, plus d’une centaine de personnes étaient rassemblées à Ancenis au siège de la coopérative Terrena pour obtenir une réponse aux questions posées les 8 août et 3 septembre aux membres du conseil d’administration.

L’interrégionale demandait au conseil d’administration de Terrena la mise sous scellés puis la destruction des grains qui seront bientôt récoltés et l’engagement à ne pas vendre ni semer d’OGM en 2008.

La première réponse donnée par le CA était une fin de non recevoir.

Une longue discussion s’en est suivie entre des délégués de l’interrégionale et une partie des membres du CA. Il en ressort que la coopérative s’engage à stocker la récolte en un lieu qui pourra être visité par l’interrégionale sans OGM, et à ne pas la commercialiser avant une réunion entre les deux parties qui aura lieu à la fin de l’année, après les débats que la coopérative organisera en interne et le Grenelle de l’environnement.

La décision de destruction ou de commercialisation est donc remise à plus tard, les actions d’interpellation sont amenées à se poursuivre . »

L’inter régionale souligne les nombreuses contradictions écrites de Terrena depuis plus de deux mois et le laxisme des services de l’Etat concernant les données avérées de contamination par des OGM et son peu d’empressement à assurer la sécurité de nos cultures vis-à-vis de la pollution OGM.

L'impossible coexistence des filières avec et sans OGM sur un même territoire a été démontrée. La responsabilité de Terrena, si elle se faisait le fer de lance du développement du maïs OGM, serait engagée auprès de tous les paysans qui font le choix d'une production certifiée sans OGM (Agriculture Biologique, labels, AOC), et auprès des consommateurs qui ne veulent pas d'OGM dans leur assiette.

Aujourd’hui, l’interrégionale réaffirme à la fois son exigence de destruction des plantes et des graines récoltées et son ouverture au dialogue avec Terrena.

L’interrégionale appelle les agriculteurs coopérateurs à comprendre que la décision de commercialisation serait une grande responsabilité vis à vis des générations futures  mais aussi des filières qualité. La coopérative Terrena, irrémédiablement associée aux OGM, prend le risque d’une désaffection massive des consommateurs sur ses produits agro-alimentaires commercialisés en France.

L’interrégionale sans OGM en appelle à tous les citoyens : Il faut enrayer cette menace de dissémination des OGM en participant massivement à la manifestation prévue le 15 septembre à Angers, à 14h30 devant le siège de la délégation de Terrena (7 av J Joxe) suivie de tribunes à 15h30 place Leclerc.

Il faut un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.
Terrena doit détruire au plus vite les plantes OGM imprudemment semées.

L’interrégionale sans OGM

collectifs sans OGM  des régions Bretagne, Centre, Poitou-Charentes et Pays de Loire


Communiqué de presse des Faucheurs Volontaires

Dans le Maine et Loire les faucheurs volontaires neutralisent des parcelles de multiplication de semences
 
Au petit matin du samedi 8 septembre 2007, les faucheurs volontaires ont neutralisés du maïs semence transgénique sur la commune de Charcé St Ellier dans le Maine et Loire.
 
L'opération visait un ensemble de 2 parcelles de 5 ha chacune qui étaient destinées à la multiplication de semences OGM.
La récolte issu de ces parcelles aurait permis l'année prochaine de semer environ 1000 hectares de maïs OGM (1).
 
La neutralisation des parcelles de semences à un double objectif : d'une part limiter physiquement la politique volontaire d'expansion des surfaces OGM en cours.
Et d'autre part alerter l'opinion publique sur la réalité de cette politique.
En effet, les faucheurs volontaires considèrent que c'est l'aveu criant de passer outre la volonté légitime d'une majorité de la population ne voulant pas de cultures d'OGM en plein champs (2).
Ils entendent mettre l'Etat et nos élus devant leurs responsabilités.
Par cette action, les faucheurs volontaires s'opposent ainsi à la violence physique et symbolique que représentent ces cultures de plein champs envers la biodiversité, et le droit de chacun à choisir son type d'alimentation.
Dans l'état actuel des choses, ils sont convaincus qu'il n'y a plus d'autre issue pour que la liberté de choix, c'est à dire la démocratie, redevienne une réalité.
 
Les faucheurs volontaires mettent en garde les acteurs politiques qui ont convoqués le Grenelle de l'environnement contre toute tentative d'un faux-semblant de consultation démocratique.
La responsabilité politique, morale et éthique impose l’ouverture d’un débat public et citoyen équitable, et non la méthode du fait accompli scandaleuse, telle qu’elle est pratiquée actuellement.
A ce titre, nous exigeons que dans cet espace de dialogue un des fondements de l'écologie ait une place centrale : c'est l'application du principe de précaution.

Ils affirment ainsi qu'en préliminaire à cette consultation et pour la sérénité des débats à venir, des mesures concrètes doivent être prises telles que :
 
un moratoire immédiat sur toutes les cultures et expérimentations d’OGM en plein champs
 
la neutralisation des cultures d’OGM en cours
 
Les faucheurs volontaires tiennent à souligner que l'Etat et nos élus ne prennent pas leurs responsabilités : l'impuissance politique, le vide législatif et la politique du fait accompli sont à l'origine d'une telle situation

 
 Le Collectif des Faucheurs Volontaires
 

(1) Le Maine et Loire est au cœur d'une actualité de premier plan puisque près de 29 ha de maïs semence y sont implantés.
 
(2) 86 % de la population est opposé à la culture des OGM en plein champs : sondage Greenpeace / CSA de septembre 2006.

27.08.2007

Comment détecter des plantes transgéniques aux champs ?

Sources : Amis de la Terre
Auteur : Caroline Prak
 
En Europe, les Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) font l’objet de législations spécifiques pour leur autorisation et d’un étiquetage au-delà d’un seuil de présence fortuite. Mais dans la masse de documents étudiant les contaminations dues aux PGM, il est rapidement apparu qu’il n’en existait aucun qui soit simple et permette aux agriculteurs de s’orienter dans le dédale des réglementations européennes.


Il n’existe pas non plus de document qui explique où un agriculteur peut faire contrôler sa production ou ses semences, quels échantillons il doit envoyer, ce qu’il peut atten-dre d’un test de détection, quels sont les facteurs qui peuvent influencer ces résultats et pour quel coût.

C’est cette lacune que vient combler ce guide : aiguiller les agriculteurs et coopératives souhaitant avoir recours à des analyses pour détecter d’éventuelles contaminations par des PGM de leurs cultures ou de leurs semences, de ferme ou certifiées. Il vise également à fournir un certain nombre de précisions permettant de comprendre les résultats d’analyses et de prendre des décisions en connaissance de cause.

Comment détecter des plantes transgéniques aux champs ?
Guide destiné aux agriculteurs et à tous ceux qui souhaitent comprendre par Inf’OGM.

Sommaire du guide
- PGM : Définition - Contexte juridique
- Pourquoi décider d’analyser des produits ?
- L’échantillonnage
- Méthodes de détection - Principes communs
- Détection des protéines
- Détection de l’ADN
- Détection des plantes
- Les problèmes, les limites : gènes empilés, unité
- Synthèse des mèthodes
- Adresse de laboratoires
- Des strips tests commercialisés


Septembre 2007, format A5, 48 pages.
Prix : 6 euro l’exemplaire, 4 euro à partir de 25 exemplaires.
Pour toute commande, merci d’adresser un courriel à : commande@infogm.org ou par téléphone au 01 48 51 65 40.

Retrouvez les autres publications d’Inf’OGM sur
www.infogm.org/spip.php ?page=publication

20.08.2007

Dissémination des OGM dans l'opacité !

Monsieur Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche précise dans le figaro du 14 août 2007 : (.....) "Une surveillance est exercée sur les cultures, par les services du ministère de l'Agriculture et les bénéficiaires des autorisations, en particulier sur les risques de dissémination involontaire. Enfin, pour garantir la transparence, l'UE oblige les États membres à informer le public, notamment par un étiquetage approprié des produits OGM ou en contenant." (....) "De plus, nous avons mis en place un encadrement des essais scientifiques, selon une procédure très stricte incluant plusieurs visites de chaque parcelle, une information des maires et une consultation du public. Pour toutes les cultures, nous avons imposé une déclaration des parcelles, qui a permis de constituer un registre consultable par tout un chacun sur le site interministériel. Enfin, un contrôle sur la présence fortuite d'OGM a été mis en oeuvre dès 2004 par les services de la Répression des fraudes, afin d'éviter l'importation d'OGM non autorisés en France. Tous ces dispositifs font que nous savons précisément où sont cultivés les OGM et que nous pouvons sanctionner les opérateurs qui introduiraient illégalement des OGM. C'est la traçabilité. Et rarement innovation technologique n'aura été aussi fortement encadrée."

Précisions : le registre consultable "par tout un chacun" ne référence les cultures d'OGM qu'à l'échelle du canton et pas de la parcelle, quant à la consultation du public, encore faut-il en avoir entendu parler. Elle se fait par Internet et les oppositions ne sont pas prises en compte bien que majoritaires.

Depuis le printemps 2007, plusieurs organisations ont fait la démarche de rencontrer les services de l’État SRPV ( Services Régionaux de la Protection des Végétaux ) et DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Foret) chargés (?) du suivi des cultures OGM. (Documents joints). Chaque fois les services de l'État ont répondu qu'ils n'ont ni les instructions, ni le personnel pour effectuer les contrôles des cultures OGM. Illustrations avec les comptes-rendus ci-dessous : 

POITOU-CHARENTES
OGM : Absence de réel suivi !

Jeudi 3 mai, une délégation de 24 personnes issue des Collectifs Vigilance OGM et de la Confédération paysanne de l'ensemble de la région a investie les locaux du Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV) à Vouneuil/Biard près de Poitiers.
Le but de l'opération étant d'avoir plus d'explications et de transparence concernant le suivi et la mise en place d'essais et de cultures OGM dans la région.
Après un peu d'attente, Mme DUTARTRE, directrice, accompagné de 2 collaborateurs, nous a rejoint et reçue pour nous « expliquer » que :
Pour le moment, ses services n'avaient pas d'instruction et d'information concernant les cultures probables d'OGM dans la région (puisque les notifications ont lieu jusqu 'au 15 mai par l'intermédiaire des déclarations PAC)
Ses services se bornent, compte tenu de ses missions et de ses moyens, à vérifier la bonne application des mesures contenues dans les protocoles d'essais des cultures OGM dans la région (essais uniquement de maïs et dont le nombre est en constante diminution depuis plusieurs années et qui se situent maintenant seulement à Valdivienne). Le SRPV est présent au moment des semis des essais, puis repassent en cours de culture (floraison, castration) et enfin lors des récoltes pour vérifier le bon enlèvement et la destruction véritables des résidus.
Autrement dit, cet organisme, très légaliste, n'aura en aucun cas missions de vérifier et de prévenir les agriculteurs conventionnels et les citoyens des éventuelles contaminations par les cultures d'OGM qui ne seront localisées qu'au niveau des cantons ! La délégation a fait part de son étonnement en ce qui concerne la distance d'éloignement des cultures fixée à 50 m dans le communiqué du ministère de l'agriculture alors que, la pratique dans le cadre de productions de semences de maïs conventionnels, est elle de 400 m minimum !! Sans parler des pollens transportés par le vent, les oiseaux ou les abeilles dont il n'y a pas de mentions particulières.

A noter, que les représentants de la SRPV et de la DDAF ont été très intéressées par la possibilité de test rapides (tels que nous les pratiquons nous-mêmes). La question de savoir ce qui va se passer lorsqu'un agriculteur aura des cultures contaminées par les OGM de son voisin qui aura négligé de l'avertir a été clairement posée ! La délégation a fait part de sa demande d'abrogation des décrets sortis en mars qui induisent de multiples conséquences et difficultés sans mentionner de moyens pour les résoudre. Elle a demandé a ce que ces observations soient signalées au niveau supérieur, ce qui devrait  être fait.

AQUITAINE
Compte-rendu de la visite à la DDA 14/05

Rencontre de M.Pelosato, chef du service PAC.
Bien étonné des questions posées. Sujet très sensible surtout dans le 47 d’après lui, on se demande pourquoi ? Donc il a essayer de nous faire croire que les ogmistes informerai directement le SRPV. Mauvaise pioche, donc il a avoué en avoir rencontré un le matin même. Il nous a dit qu’il avait jusqu’au 30/05 pour renvoyer les formulaires au SRPV mais seulement pour ceux qui auront signalé verbalement la présence du formulaire de déclaration OGM.  En effet, il a 4 mois pour traiter les dossiers  PAC et n’a pas l’intention d’ouvrir tout les dossiers pour vérifier la présence de cette déclaration (remarque du chef :« il va falloir se mettre au travail, un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé et après on s’étonne »). Il nous a confirmer que le SRPV n’aurait que la situation des parcelles d'OGM et aucune info sur les autres maïs spéciaux (doux, waxi, semence ou bio) donc aucun moyen pour le SRPV de suivre les problèmes de  contamination. De plus en 2006, le logiciel utilisé à la DDA permettait de rentrer le caractère OGM dans la base de données, ce qui n’est plus possible en 2007. Donc impossible d’extraire du relevé parcellaire départemental les parcelles d'OGM et les parcelles en maïs spécial ! La contamination s’organise dans l’opacité volontaire. Enfin une remarque amusante pour la bonne bouche : pour des raisons liées au respect des libertés dans les statistiques, s'il y a un seul transgèniculteur dans le canton, l’information ne sera pas rendue publique…combien de cantons dans le sud-ouest ?


LANGUEDOC-ROUSSILON

Montpellier — Rencontre du CAO 34 (Collectif Anti-Ogm Hérault) avec le directeur du SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux), Mr Larguier. Informations données par le directeur du SRPV à la délégation du CAO 34 (représenté par la Confédération Paysanne, les Faucheurs Volontaires et Greenpeace Montpellier) :
1) Une seule obligation dans les récents décrets relatifs aux OGM commerciaux : la déclaration de ce type de culture. Cette déclaration se fait à la Direction Départementale de l'Agriculture qui transmet au SRPV. La non-déclaration est une infraction mais aucune peine n'est prévue.
2) Les surfaces d'OGM commerciaux par cantons seront publiées sur un site du gouvernement.
3) Pour l'année 2006, la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation) a transmis aux SRPV les surfaces d'OGM commerciaux par départements: du maïs OGM a été cultivé dans l'Aude, le Gard et l'Hérault en 2006!!.
4) Les distances entre cultures OGM et non-OGM ainsi que l'information donnée au voisinage ne sont que des suggestions données par un communiqué de presse. Elles ne figurent pas dans les décrets.
5) Le SRPV du Languedoc-Roussillon comprend 28 personnes, tous services confondus. Il est chargé de surveiller l'utilisation des produits phyto-sanitaires, l'utilisation des pesticides et les essais-OGM. Une directive à venir doit lui préciser son rôle supplémentaire dans la surveillance des cultures d'OGM commerciaux. La tendance n'est pas à l'augmentation du nombre de fonctionnaires.
Conclusion du directeur du SRPV : "rien de contraignant" dans les décrets.
Conclusion du CAO 34 : rien pour empêcher la contamination, tout pour rassurer les transgéniculteurs.



A Perpignan, une délégation de six personnes, comprenant des membres du Collectif Anti-OGM 66, de la Confédération Paysanne et de Greenpeace – dont trois apiculteurs- a été reçue brièvement par Mr Pascal Augié, directeur, et plus longuement par Mr Chevallier, responsable du secteur économique. La lecture de l’ensemble des questions a fait dire à Mr Chevallier que l’ensemble des points lui paraissent à première vue relever davantage des missions du SRPV, et que la DDAF s’engage à voir ensemble avec ce service comment s’articulent les missions respectives de la DDAF et du SRPV. Il a affirmé prendre conscience du flou juridique et des carences de définition des missions incombant aux services décentralisés de l’Etat sur cette problématique de coexistence des cultures GM et non GM. Une réponse sera fournie prochainement par la DDAF.
Le responsable de l’antenne locale de Perpignan du SRPV a quant à lui déclaré laconiquement et sans souhaiter discuter qu’il « n’a pas de dossier OGM. » et que « cela n’est pas dans ses attributions mais dépend du SRPV de Montpellier ». Ses attributions comportent exclusivement, a-t-il affirmé, le contrôle des entrées de semences à la frontière espagnole effectué par des prélèvements ponctuels ou sur demande spécifique de Montpellier, et le contrôle des pépinières (y compris celles de l’Aude).

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