10.12.2007

OGM : une clause de sauvegarde hivernale. De qui se moque-t-on ?

L'arrêté, qui suspend la vente et l'utilisation du MON810 jusqu'au 9 février est une véritable mascarade. Prétextant la suspension de la culture en plein champ du maïs MON810, il ne fait que constater qu'il fait trop froid l'hiver pour planter du maïs...

« Cet arrêté ne correspond absolument pas aux engagements du Grenelle ! » s'indigne Arnaud Apoteker, chargé de la campagne OGM à Greenpeace.

L'Alliance pour la planète, dont Greenpeace fait parti, vient d'ailleurs de suspendre sa participation au suivi du Grenelle suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810,

Pour rappel, lors du Grenelle, le gouvernement s'est engagé à activer la « clause de sauvegarde », disposition réglementaire européenne qui permet à tout Etat membre de suspendre un OGM en raison de nouvelles études scientifiques, comme le confirmait fin octobre Jean-Louis Borloo devant l'Assemblée nationale. Or, l'arrêté pris aujourd'hui ne s'apparente pas à la clause de sauvegarde : il n'y fait aucunement allusion et n'invoque d'ailleurs aucun motif en lien avec une clause de sauvegarde (considérations de risque, nécessité de principe de précaution)

Pour rappel, le projet de loi sur les OGM transmis au Conseil d'Etat est également en contradiction avec les engagements du Grenelle. Au lieu de protéger le droit de produire et de consommer sans OGM, ce projet de loi légalise la contamination génétique de notre environnement, notre alimentation et de notre agriculture.
 
Source : Greenpeace 

30.11.2007

OGM interdit, pourtant ..

On savait que, sur trois parcelles en Bretagne, des OGM avaient été mis en culture cette année 2007. On vient d’apprendre que, dans l’un des trois cas, il s’agissait d’un OGM interdit.

« Une parcelle de maïs OGM de variété Bt 11 interdite en France et en Europe a été localisée près de Hédé », à une vingtaine de kilomètres au nord de Rennes, a annoncé le groupement des agriculteurs biologiques d’Ille-et-Vilaine Agrobio 35, qui a porté plainte.

Le Bt 11 est un maïs qui fait l’objet d’une bataille durable. Interdit depuis 2005, cet OGM de la firme Syngenta a reçu l’avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) mais, contradictoirement, c’est l’un des maïs visé par la décision d’interdiction de commercialisation prise commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, que nous évoquions dans un article du 10/11/07.

Estimant qu’« une étape de plus venait d’être franchie dans la prolifération incontrôlée des organismes génétiquement modifiés en Bretagne », le Conseil régional de Bretagne a demandé jeudi « que toute la lumière soit faite sur cet événement grave pour notre environnement ».

Dans un communiqué du 29/11/07, les conseillers régionaux Verts de Bretagne « dénoncent les actes irresponsables de la part du semencier et du distributeur de la semence qui ont abouti à la mise en culture illégale d’un maïs OGM BT 11. Ils s’interrogent sur les manquements dont l’État a fait preuve dans le contrôle de cette mise en culture. Non seulement l’État n’a pas rempli son rôle d’information des élus, des professionnels et de la population - comme l’y oblige la loi -, mais il n’a pas non plus veillé au respect des autorisations. »

Les élus Verts, qui voient dans cette affaire la preuve de « l’impossibilité de garantir une traçabilité des OGM cultivés en plein champ », demandent des contrôles renforcés, notamment dans le cadre du moratoire qui devrait concerner l’ensemble des OGM.

Dans le cas précis des trois parcelles bretonnes, ils « demandent à ce que des contrôles soient diligentés afin de vérifier la nature et le devenir des produits récoltés sur la parcelle de Hédé et sur les deux autres parcelles de maïs OGM cultivées en Bretagne sur les cantons de Rochefort-en-Terre et de Redon. »

Auteur : Philippe Ladame
Source : Citron vert 

Va-t-on vers une légalisation des OGM ?

Selon la presse agricole, le projet de loi relatif aux OGM promis par Nicolas Sarkozy à l'issue du Grenelle de l'environnement a été transmis au Conseil d'Etat. Les associations de l'Alliance pour la Planète s'étonnent de l'opacité de ce processus et s'indignent de constater que ce soi-disant projet de loi ne prend absolument pas en compte les recommandations du Grenelle.
 
Alliance pour la planète 

24.11.2007

Le commissaire européen Dimas confirme son refus d'autoriser deux maïs OGM

BRUXELLES (AFP) — Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a confirmé publiquement pour la première fois jeudi son refus d'autoriser la culture de deux variétés de maïs transgénique dans l'UE, en invoquant des risques pour l'environnement.
"Le risque est trop élevé pour l'environnement" selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles.
 
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Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés.

Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.

Nous vous invitons à apporter votre soutien au Commissaire à l'Environnement avec copie au Président de la Commission Européenne, et aux commissaires aux consommateurs, à l'agriculture et aux transports.

Alain Uguen Cyber @cteurs

Signer la pétition avec Cyber @cteurs : le site d'actions citoyennes

22.11.2007

La Commission européenne pourrait interdire des OGM... Mobilisons-nous pour que cela devienne réalité !

Paris, France — Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM  Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100 000 signatures

Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros  Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Signez la pétition

Pour saisir cette opportunité historique, faites circuler cette pétition dans tous vos réseaux...
 
Sources : Greenpeace France 

21.06.2007

OGM : L’apiculteur pollué et condamné fait appel,

Soutenu solidairement par les syndicats Confédération Paysanne, l’Abeille Gasconne et l’Abeille Périgordine, ainsi que le Groupement de Défense Sanitaire Apicole 47, Civam Agrobio 47, Bio d’Aquitaine et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique


Jeudi 24 mai, le tribunal de Marmande a condamné les apiculteurs à s’abstenir de placer leurs ruches dans un rayon de 1,5 km autour des parcelles de maïs OGM pendant la période de pollinisation, afin de ne pas récolter de pollen transgénique et d’empêcher  les abeilles de propager la  contamination aux cultures traditionnelles avoisinantes.

Ce jugement, qui reconnaît le rôle propagateur de l’abeille, ignore le rôle prépondérant du vent dans la dissémination des pollens, et impose aux apiculteurs d’enlever leur ruches lorsque des cultures transgéniques sont implantées à proximité. Cette décision, qui prouve que la coexistence est impossible, est intolérable pour les agriculteurs non-OGM, représentés par les syndicats mentionnés ci-dessus.

Rappelons que le Mon 810, seul OGM autorisé à la culture en France n’a pas reçu d’autorisation de présence dans le maïs doux, le miel ou le pollen destinés à la consommation humaine. Le Tribunal allemand d’Augsbourg a reconnu le droit des apiculteurs à ne pas voir leurs ruches contaminées en  condamnant un agriculteur à détruire sa culture OGM implantée à 1 km d’un rucher. Ici on demande aux apiculteurs de partir plus loin ! Où peuvent-ils aller lorsqu’on annonce des milliers d’hectare d’OGM implantés dans la région sans indiquer leur emplacement ?

Les requérants demandent à la Cour de prévenir le péril menaçant leurs droits en ordonnant à Monsieur MENARA, qui a indiqué dans le journal « Sud Ouest » avoir semé ses cultures de maïs MON 810, de détruire sa récolte de maïs OGM MON 810 avant la floraison qui doit intervenir dans la 2e quinzaine du mois de Juillet.

La Cour d’Appel d’Agen examinera cette requête le 29 juin à 10 heures et délibèrera dans les huit jours, c’est à dire avant la floraison des maïs.

15.06.2007

Une nouvelle étude contre les OGM

Une nouvelle étude indépendante sur les impacts sanitaires d'un OGM déjà autorisé par l'Union européenne remet en cause le sérieux de l'évaluation des risques effectuée par les autorités européennes avant l'autorisation de mise sur le marché de ces produits.

Une étude, menée pendant 90 jours par le CRIIGEN  révèle 60 différences significatives entre des rats ayant consommé du maïs transgénique NK603 et des rats nourris sans OGM. Ces différences, qui affectent les reins, le cerveau, le cœur et le foie, ainsi que le poids des animaux, pourraient être des signes avant coureurs de toxicité, mais n'ont même pas fait l'objet d'études complémentaires.

L'association Greenpeace est extrêmement inquiète que des cultures et des aliments génétiquement modifiés reçoivent le feu vert des autorités européennes malgré des anomalies constatées sur des durées très courtes.

Le maïs transgénique NK603, produit par la multinationale Monsanto, est conçu pour résister à l'herbicide de Monsanto, le Round Up. Autorisé à l'importation en Europe pour l'alimentation humaine et animale depuis 2004, il est également cultivé en plein champ, entre autres en France, pour des tests de pré commercialisation.

Le CRIIGEN a analysé les propres données de Monsanto du dossier de demande d'autorisation de ce maïs et conclut que de nouvelles études sont nécessaires. « Les analyses statistiques doivent être répétées par des scientifiques indépendants et les données brutes doivent être accessibles à la communauté scientifique sur un site Internet  », déclare le professeur Gilles-Eric Séralini du CRIIGEN et membre de la Commission du Génie Biomoléculaire. « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! », s'insurge Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

«Cette étude prouve que les procédures d'autorisation des OGM en Europe ne sont pas viables et que les autorités européennes agissent plus comme une chambre d'enregistrement des industries semencières que dans l'intérêt des consommateurs », déplore Arnaud Apoteker.

Cette nouvelle étude s'ajoute à celle concernant le maïs OGM MON863, publiée en mars 2007 dans une revue à " comité de lecture " (2). L'étude révélait que des rats nourris pendant 90 jours au maïs OGM MON863 présentaient eux aussi des signes de toxicité au niveau du foie et des reins.

Greenpeace réclame la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché des maïs OGM NK603 et MON863, et l'arrêt de la commercialisation et de la mise en culture de tous les OGM tant que le système d'évaluation n'a pas été radicalement révisé.

Note : le rapport du CRIIGEN (en anglais) est disponible sur demande à Greenpeace France ou auprès du Professeur Séralini, du CRIIGEN. Il sera téléchargeable sur le site de Greenpeace France dès le 15 juin.

1. Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique.

2. Revue dont les articles sont soumis à relecture et validation par un comité d'experts scientifiques qui en garantit le sérieux scientifique.

Source : Greenpeace

La Commission européenne tente de démonter la règlementation de l'agriculture Bio

Le gouvernement français soutient la Commission européenne qui tente de démonter la règlementation de l'agriculture Bio. Mme Lagarde, ministre de l'agriculture, a voté ce matin en faveur de ce texte scandaleux  malgré les assurances données par le gouvernement aux associations écologistes.

L'agriculture bio est une épine dans le pied des industries chimiques,  biotechnologiques et des semenciers. La Commission propose donc tout simplement d'autoriser la contamination des produits biologiques, par les OGM (à hauteur de 0,9%) et les pesticides. La Commission s'aligne sur les exigences des multinationales et veut rabaisser l'agriculture  bio au niveau de l'agriculture dite « raisonnée » qu'elles soutiennent (1).

Le Parlement européen, seule instance européenne élue directement par les citoyens, a voté contre la Commission mais les Ministres ont préféré suivre l'avis de la Commission.

Christian Berdot, responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre s'indigne de la duplicité des autorités françaises : « Le gouvernement français s'était « engagé à ne pas prendre de décisions contraires à nos requêtes d'ici les prochaines discussions et la convocation du Grenelle de l'Environnement ». Pourtant, à la première occasion, il renie ses  engagements ! Face à l'explosion des cancers, allergies et maladies dégénératives, de plus en plus de citoyens exigent des produits sains, sans OGM et sans chimie. Mais au lieu d'imposer aux cancres pollueurs une amélioration des pratiques agricoles, le gouvernement demande au meilleur élève de la classe de laisser cochonner son travail ! Le gouvernement soutient ouvertement les lobbies de la chimie, des biotechnologies, des semenciers et leur pseudo « agriculture durable » pour mieux piétiner au pied la protection de la santé et de   l'environnement ! Ce n'est plus Grenelle qu'on prépare, mais Waterloo ! »

Pendant que Mr Juppé évoquait un hypothétique « moratoire sur les OGM », Mme Lagarde préparait ce coup bas contre l'environnement. Alors même que la FAO reconnaît que l'agriculture biologique (2) peut nourrir le monde et que les Amis de la Terre démontrent que la politique pro-OGM de l'Union européenne n'a aucune justification économique (3).

(1) voir l'article sur FARRE : «Agriculture raisonnée ou ... un drôle de réseau de protecteurs»
 http://www.amisdelaterre.org/FARRE-l-Agriculture-Raisonne...
(2)Rapport de la FAO : « Agriculture biologique et sécurité alimentaire » http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html (3)
 Rapport des Amis de la Terre « Mid-term review or mid-life crisis ? » : http://www.foeeurope.org/publications/2007/FoEE_biotech_M...

Amis de la Terre - Anne Bringault