05.04.2008

9 tonnes de maïs livrées à l’UMP

Paris, le 31 mars 2008. Greenpeace a livré cet après midi 9 tonnes de maïs au siège de l’UMP, rue de la Boëtie à Paris, pour demander au parti majoritaire à l’assemblée de défendre une agriculture et une alimentation véritablement sans OGM. Ce maïs sera–t-il l’un des derniers non contaminés ? C’est la question que pose Greenpeace au parti présidentiel alors que les députés UMP se prononceront dès demain sur ce sujet essentiel pour les Français.


A la veille du passage à l’Assemblée Nationale de la loi sur les OGM, Greenpeace appelle l’ensemble des députés à amender en profondeur le projet pour en faire une loi de protection de l’agriculture et de l’alimentation sans OGM, conformément aux engagements du Grenelle mais surtout à la volonté de la très grande majorité des Français. Les premières déclarations de la majorité UMP sont en effet inquiétantes : le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale serait-il contaminé par Monsanto pour ainsi tourner le dos à la démocratie ?

 

« /En l’état,/ /le projet de loi ignore le Grenelle et méprise totalement la volonté d’une très large majorité des Français/ !, s’indigne Arnaud Apoteker de Greenpeace France./ La production sans OGM est niée et le régime de responsabilité défaillant. En organisant la contamination de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement par les OGM, ce projet de loi ne sert que les intérêts de Monsanto, des lobbies agricoles et de semenciers inféodés à la multinationale américaine. C’est inacceptable ! Les députés ont la responsabilité de faire primer la démocratie et l’intérêt général en amendant sérieusement le projet. /»

Pour ce premier rendez-vous parlementaire du Grenelle, Greenpeace demande aux députés de défendre l’avenir plutôt que le passé. Si le projet de loi devait être voté en l’état, l’agriculture biologique et la production agricole française de qualité seraient en effet irrémédiablement condamnées. Quant à la crédibilité du Grenelle, elle en sortirait très sérieusement compromise.
 

 

« /Le Président de la République, qui s’est engagé à appliquer scrupuleusement le Grenelle, et le gouvernement doivent maintenant concrétiser leurs engagements et pousser la majorité UMP à la responsabilité environnementale et au refus de la contamination de notre démocratie par Monsanto », /ajoute Arnaud Apoteker/. /

Greenpeace rappelle que 71% des français (sondage CSA/Greenpeace, janvier 2008) veulent que le sans OGM soit véritablement sans OGM. Or
le projet de loi légalise un seuil de contamination jusqu’à 0,9%, qui ne correspond à aucune nécessité juridique ou rationalité scientifique. Il s’agit d’un véritable droit à polluer qui sera augmenté, année après année, au fur et à mesure de la généralisation des contaminations. Pour Greenpeace, la seule loi possible sur les OGM doit garantir strictement la pérennité du sans OGM. Les Français attendent une loi de protection et non une loi de contamination.

 
source : http://blog.greenpeace.fr/

13.06.2007

OGM : Candidats aux législatives au banc d'essai - Vienne

660fd9be194a4fa4fc774c70601f1344.jpgPoitiers, France — Le 06 juin, 12 militants du collectif Vigilance OGM du département de la Vienne et du groupe local de Greenpeace Poitiers se sont rendus, aux Salons de Blossac, devant le meeting de soutien de Rachida Dati aux candidats UMP pour les législatives du département de la Vienne.

Les élections législatives approchent et rares sont les candidats UMP à s'être prononcés clairement sur la question des OGM. Ainsi, le collectif Vigilance OGM 86 et Greenpeace Poitiers ont voulu rappeler aux candidats de se positionner en faveur d'un moratoire sur les OGM.

Auparavant, un courrier avait été adressé à chacun des candidats des principaux partis dans toutes les circonscriptions, leur demandant de s'engager clairement contre les cultures transgéniques. Les résultats de ce questionnaire seront publiés sur le site Vigilance OGM 86 et sur le site de Greenpeace France.

Cette campagne d'interpellation pacifique a pour objectif d'obtenir un moratoire sur les OGM en plein champ et d'informer le public de la position des candidats aux législatives sur les OGM du département de la Vienne.

Depuis 1998, en application du principe de précaution, l'Autriche interdit le MON810. Après elle, ce sont la Grèce, l'Italie, la Suisse, la Hongrie et la Pologne qui ont interdit à leur tour cet OGM. Il y a dix jours enfin, le gouvernement allemand leur emboîtait le pas. 

Dans une interview publiée le 25 mai dans Le Parisien, le ministre de l'Ecologie Alain Juppé déclare : « On vient de découvrir que la sécrétion de la toxine qui est censée tuer l'insecte qui attaque le maïs se passe dans des conditions qui ne sont pas exactement celles qu'on attendait. Donc l'Allemagne vient de suspendre l'autorisation du MON810. Dans ce cas précis il faut s'inspirer du cas allemand. »

Les militants demandent aux candidats à la législative "de se positionner clairement sur ce sujet pour que les citoyens puissent faire leur choix en connaissance de cause."

A l'occasion de ce meeting, le collectif Vigilance OGM et le groupe de Greenpeace Poitiers ont voulu montrer "leur détermination". Selon Greenpeace Poitiers leur "intervention devait être claire". A l'arrivée de Rachida Dati, ministre de la justice, ils sont parvenus à former devant son véhicule un véritable mur, à l'aide de leurs banderoles marquée du slogan OGM j'en veux pas. 

Ont-ils réussi à interpeller l'UMP et ses candidats aux législatives? L'avenir nous le dira...