13.09.2007

Communiqué du 10 septembre de l'interrégional sans OGM


 
L’interrégionale sans OGM
70 route de Nantes
49 610 Mûrs-Erigné
02.41.37.19.39
noscampagnessansogm@gmail.com



11 hectares de maïs génétiquement modifié semés par la coopérative Terrena ont été neutralisés sur la commune de Charcé, en Maine et Loir.

L’interrégionale sans OGM rappelle son communiqué du 5 septembre :

« La coopérative Terrena cultive 35 hectares de Maïs OGM pour la production de semences sans consultation des coopérateurs. L’interrégionale dénonce la mauvaise foi de Terrena qui communique activement sur ses filières bio ou tracées non-OGM et développe en même temps et en catimini la production de maïs OGM.

Mardi 4 septembre, à l’appel de l’interrégionale sans OGM, plus d’une centaine de personnes étaient rassemblées à Ancenis au siège de la coopérative Terrena pour obtenir une réponse aux questions posées les 8 août et 3 septembre aux membres du conseil d’administration.

L’interrégionale demandait au conseil d’administration de Terrena la mise sous scellés puis la destruction des grains qui seront bientôt récoltés et l’engagement à ne pas vendre ni semer d’OGM en 2008.

La première réponse donnée par le CA était une fin de non recevoir.

Une longue discussion s’en est suivie entre des délégués de l’interrégionale et une partie des membres du CA. Il en ressort que la coopérative s’engage à stocker la récolte en un lieu qui pourra être visité par l’interrégionale sans OGM, et à ne pas la commercialiser avant une réunion entre les deux parties qui aura lieu à la fin de l’année, après les débats que la coopérative organisera en interne et le Grenelle de l’environnement.

La décision de destruction ou de commercialisation est donc remise à plus tard, les actions d’interpellation sont amenées à se poursuivre . »

L’inter régionale souligne les nombreuses contradictions écrites de Terrena depuis plus de deux mois et le laxisme des services de l’Etat concernant les données avérées de contamination par des OGM et son peu d’empressement à assurer la sécurité de nos cultures vis-à-vis de la pollution OGM.

L'impossible coexistence des filières avec et sans OGM sur un même territoire a été démontrée. La responsabilité de Terrena, si elle se faisait le fer de lance du développement du maïs OGM, serait engagée auprès de tous les paysans qui font le choix d'une production certifiée sans OGM (Agriculture Biologique, labels, AOC), et auprès des consommateurs qui ne veulent pas d'OGM dans leur assiette.

Aujourd’hui, l’interrégionale réaffirme à la fois son exigence de destruction des plantes et des graines récoltées et son ouverture au dialogue avec Terrena.

L’interrégionale appelle les agriculteurs coopérateurs à comprendre que la décision de commercialisation serait une grande responsabilité vis à vis des générations futures  mais aussi des filières qualité. La coopérative Terrena, irrémédiablement associée aux OGM, prend le risque d’une désaffection massive des consommateurs sur ses produits agro-alimentaires commercialisés en France.

L’interrégionale sans OGM en appelle à tous les citoyens : Il faut enrayer cette menace de dissémination des OGM en participant massivement à la manifestation prévue le 15 septembre à Angers, à 14h30 devant le siège de la délégation de Terrena (7 av J Joxe) suivie de tribunes à 15h30 place Leclerc.

Il faut un moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.
Terrena doit détruire au plus vite les plantes OGM imprudemment semées.

L’interrégionale sans OGM

collectifs sans OGM  des régions Bretagne, Centre, Poitou-Charentes et Pays de Loire


14.08.2007

OGM : Un moratoire pour garantir le droit de produire sans OGM

Communiqué de presse - 10 août 2007
Confédération paysanne


Les semis 2007 de maïs OGM Mon 81O confrontent les paysans et les apiculteurs à une situation de contamination de fait. L'opacité de l'information sur les localisations associée à l'absence de règles de responsabilité et de réparation des préjudices sont des éléments qui alimentent les tensions que vit actuellement le monde
paysan.


La Confédération paysanne dénonce la pression exercée par les semenciers sur les paysans en les incitant à utiliser des solutions de court terme, quelque fois en l'absence même de pyrale, sans autre objectif que leur profit immédiat par la pollution génétique généralisée. Par ailleurs, une minorité d'agriculteurs ayant semé moins de 1 % des surfaces de maïs n'est pas légitime à imposer son choix technologique aux 62 % de paysans et d'apiculteurs et aux 86 % de citoyens qui veulent un moratoire.


L'inquiétude s'amplifie quand on constate sur le terrain la présence de parcelles de multiplication de semences OGM et de parcelles «clandestines » qui montrent bien la volonté de pollution génétique généralisée et l'approximation de l'Etat dans la gestion de ce dossier. En effet, ce sont bien les gouvernements successifs qui portent aujourd'hui la responsabilité des évènements présents alors qu'ils disposent de suffisamment d'éléments pour notifier le moratoire aux autorités européennes à l'instar des pays membres ayant adopté cette mesure de protection des systèmes agricoles, de l'environnement et de la santé (Autriche, Hongrie, Grèce, Irlande,.).


Pour la Confédération paysanne, le droit à produire sans ogm est une liberté fondamentale et un droit pour lequel elle se bat depuis plus de dix ans. C'est sa mission de syndicat agricole que de poursuivre la défense de ce droit. Elle réaffirme que le moratoire immédiat sur les cultures ou les récoltes est la décision politique forte nécessaire à l'apaisement. Ce geste ouvrirait l'espace du débat public dont le Grenelle de l'Environnement peut alors devenir le lieu d'élaboration.


Contact :
Olivier Keller responsable commission OGM 06 26 45 19 48
André Bouchut secrétaire général 06 73 39 58 99
Michel Dupont animateur dossier OGM 06 70 04 91 14