04.06.2009

Région Ouest : des candidats aux élections européennes peu concernés par la question des OGM ?

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives européennes de 2009, il nous semblait pertinent d'interroger tous les candidats têtes de liste de la région Ouest sur la problématique des OGM, étant donné que les députés jouent un rôle important dans le processus législatif encadrant l'importation et la culture des OGM le territoire. Notre démarche a donc été de soumettre à chacun, par message électronique daté du 27 mai, un questionnaire avec cinq questions précises (voir ci-dessous), dans le but d'informer les électeurs sur les positionnements de chacun.

Or, à ce jour, après que la quasi totalité est accusée réception de notre courrier, seuls trois listes ont jugé utile de nous répondre. Il s'agit d'Europe Ecologie, du Nouveau Parti Anticapitaliste et de l'Alliance Ecologiste Indépendante. Le collectif vigilance OGM 86 déplore le manque d'intérêt porté par les candidats à une question aussi cruciale, et qui concerne particulièrement le parlement européen .

Si d'autre réponses nous parviennent avant le vote du 7 juin, nous les mettrons en ligne sur ce blog.

 

 

Les questions posées



1. Considérez-vous comme satisfaisant le processus d’évaluation des OGM tel qu’il est appliqué aujourd’hui en Europe ? Pourquoi ?

2. En l’état actuel des connaissances scientifiques, seriez-vous favorable à un moratoire européen sur la culture des OGM en plein champ ?

3. Pensez-vous qu'il faille réduire la dépendance européenne en matière d'importations de protéines pour l'alimentation animale afin de réduire le risque de présence d'OGM ? Si oui, quelles mesures comptez-vous défendre ?

4. Etes-vous favorable à une législation européenne qui permette l’étiquetage des produits issus d’animaux ayant été nourris avec ou sans OGM ? Si oui, comment envisagez-vous un tel étiquetage ?

5. Alors que la directive européenne 2001/18 définit à l'article 2 un OGM comme étant "un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle", elle exclue de son champ d’application les techniques de la mutagénèse et de la fusion cellulaire bien qu’il s’agisse là de modification non naturelle du matériel génétique d’un organisme.

Aujourd'hui, les sociétés Pioneer et BASF commercialisent des tournesols mutés résistants à leurs herbicides dans plusieurs pays européens et préparent des colza de même nature. Ces plantes obéissent à la réglementation des végétaux standards et sont donc ainsi dispensées des contraintes de la directive rendant notamment obligatoires des demandes d'autorisation (mentionnant les procédés de production utilisés), des évaluations en terme de santé et d'environnement ainsi que des étiquetages, aussi insuffisants soient-ils.

Jugez-vous nécessaire d’étendre le champ d’application de la directive à ces techniques ?


Les réponses des candidats



Europe Ecologie

1. et 2.

Les OGM agricoles ont fait la preuve de leur inutilité agricole et alimentaire, tandis que leur dissémination dans l’environnement met en danger les cultures conventionnelles et biologiques tout en contaminant l’espace naturel et les plantes sauvages. Les études scientifiques indépendantes disponibles concernant leur impact, bien que trop rares, justifient l’application stricte du principe de précaution. Or le système actuel d’évaluation et d’autorisation a montré son incapacité à évaluer sérieusement les risques potentiels, à se protéger de l’influence des firmes de biotechnologies et à respecter les choix des régions et États. La révision programmée des règles d’autorisation des OGM dans l’Union européenne devra s’accompagner d’une interdiction des brevets sur le vivant et d’une réforme de la réglementation sur les semences dans le sens de la reconnaissance et de la valorisation des semences paysannes, en modifiant les critères de description et d’inscription variétale et en mettant en œuvre une véritable recherche participative. Le droit des paysans à ressemer leur propre récolte (semences fermières) doit par ailleurs être garanti.



3.

La souveraineté alimentaire de l’Europe passe notamment par l’autonomie en protéines, et donc par un développement des plantes riches en protéines. Nourrir des ruminants par une combinaison de maïs « intensifs » et de tourteaux de soja importés est dangereux sur le plan environnemental et climatique, et aliène le paysan sur le plan économique. Les systèmes hors-sol ou totalement dépendants d’importations protéiques (vaches laitières) devront évoluer vers des schémas de polyculture-élevage et permettre un accès privilégié aux pâturages. Les autres élevages (porcs, volailles, lapins…) doivent être « désintensifiés » et retrouver un lien direct avec le sol, pour le respect des animaux d’élevage et pour limiter les effluents et les pollutions par les nitrates. Pour sortir de la dépendance protéique et du hors sol il faut donc :

- Un plan protéines (avec des spécificités selon les élevages) qui inclus féverole, colza, mais aussi soja (pour les volailles).

- Favoriser le système herbager pour les ruminants.

- Et ne pas hésiter à mettre en question notre trop grande consommation de produits issues d’élevage (lactés et carnés)... sinon, tout le reste n’est pas viable.

- Sortir l’agriculture de l’OMC qui lie l’Europe par les accords de Blair House à l’importation d’une partie de ses protéines.



4.

Nous sommes effectivement favorables à un étiquetage des produits d’élevage pour aider le consommateur à privilégier une alimentation saine et écologiquement soutenable. Ainsi, seuls les produits issus d’animaux ayant été nourris toute leur vie par des produits sans OGM (y compris les animaux à cycle long) devraient pouvoir porter la mention « sans OGM ». De même, nous pensons que le seuil discriminant pour porter la mention « sans OGM » devrait être de 0,1%, seuil de détection, pour toute culture européenne, et non de 0,9%, tel que préconisé par le CNC. Même si, au fond, nous trouverions plus normal que ce soient les productions utilisant des OGM qui soient dans l’obligation de le spécifier (dans le cas de l’alimentation des élevages).

5.

La question de la définition juridique des OGM est un enjeu important et la directive européenne 2001/18, qui exclut explicitement les OGM obtenus par mutagenèse du champ d’application de la législation sur les OGM, est très problématique. Ces OGM sont aussi dangereux, voire plus, que les autres étant donné que, de par la méthode employée pour les produire (radiations ionisantes sur l’ensemble de la cellule), nous ne connaissons pas l’ensemble des mutations produites. Cette question est d’autant plus cruciale qu’un tournesol obtenu par ce procédé (le tournesol SU7 avec caractère ExpressSunmc) risque d’être bientôt cultivé en France sans avoir besoin d’autorisation spéciale pour cela.

Europe écologie lutte dès lors pour que la définition juridique des OGM soit en adéquation avec leur réalité scientifique, et que les OGM obtenus par mutagenèse soient soumis à la législation sur les OGM. Il faut donc étendre le champ d’application de la directive 2001/18 aux techniques de la mutagénèse et de la fusion cellulaire. Globalement d’ailleurs nous sommes opposés à l’autorisation de toute plante résistant à un herbicide pour raisons de santé publique, quelle que soit la technique !



Alliance écologiste indépendante


Bonjour messieurs,

Je lis vos questionnement concernant les OGM et bien d'autres, nous sommes tous têtes de liste, partis confondus, alertés, interrogés sur notre démarche, sachez ceci en ce qui me concerne et étant écologiste et pour le développement durable et le bien être des miens, il suffit d'aller sur mon blog, EVA ROY Alliance écologiste indépendante, de lire pour comprendre que nous voulons et la question n'est pas que sérieuse mais vitale, que cette planète terre la seule que nous connaissions ne finisse pas en dépottoire. Je préfère dire que je suis utopiste plutôt que démago, je ferai si je suis élue tout ce qui sera en ma capacité et en mon coeur de mère pour qu'effectivement l'on mette un terme à ce génocide alimentaire. Je ne peux faute de temps parce que je travaille et mène ma campagne en même temps, répondre question après question il s'agit d'une globalité, en fait et pour conclure nous ne pouvons nous satisfaire aujourd'hui de DESESPOIR TRANQUILLE, il nous faut AGIR.


Cordialement EVA ROY. alliance ecologiste indépendante. GD OUEST.



Nouveau Parti Anticapitaliste


1.

Nous considérons le processus d'évaluation des OGM comme très insatisfaisant, voire fallacieux. Il s'agit en fait d'un compromis entre la volonté des populations européennes de refuser les OGM, et la volonté des dirigeants européens d'ouvrir l'Europe aux marchés mondiaux produisant des OGM. En somme on s'en remet au "le consommateur aura le choix". Mais la transparence et la liberté du consommateur inattentif dans les rayons de son supermarché ne peuvent remplacer une véritable protection sanitaire des populations, et la souveraineté alimentaire des différentes parties du monde.

La présence d'un rayon bio dans un supermarché ne crée pas une économie durable, au contraire elle relègue le développement durable au rang de plaisir anecdotique et facultatif. Nous ne souhaitons pas une traçabilité des OGM, nous voulons leur interdiction.




2.

Nous sommes favorables, non à un moratoire, mais à une interdiction pure et simple des OGM. Nous voulons une protection judiciaire renforcée et explicite des agriculteurs bio dont les champs ont été contaminés. L'écologie doit retrouver le sens de la loi, et sortir des arrangements temporaires.

Nous souhaitons en outre une vérification indépendante des influences qui pèsent sur la Commission européenne, et du processus réel de décisions, qui lui n'est ni étiqueté ni traçable.

Nous reconnaissons toutefois l'utilité de cultures d'OGM à des fins de production de médicaments, mais uniquement en cultures confinées.




3.

Nous pensons que c'est l'ensemble des continents, et pas seulement l'Europe, qui doit fonctionner selon le principe de la souveraineté alimentaire. Les ressources locales doivent servir à nourrir les populations locales en priorité, et seuls les surplus doivent être exportés.

Des directives existent sur les extrants polluants, nous voulons que soit aussi pris en compte les intrants dans un but de cohérence des écosystèmes, en particulier des sols, de réduction des transports et de souveraineté alimentaire.



4.

L'étiquetage est acceptable, mais nous préférons le laisser à ceux qui souhaitent faire de l'écologie une part de marché, minoritaire, anecdotique, dans le cadre de la mondialisation.

Nous souhaitons au contraire une promotion forte de l'agriculture bio, non seulement par l'obligation d'acheter bio dans toutes les restaurations collectives, mais aussi par des conditions financières, juridiques, éducatives, clairement favorables aux agriculteurs bio. L'agriculture bio doit devenir nettement compétitive pour le consommateur, et elle doit bénéficier pour cela de la même volonté politique forte qui a permis jadis le développement de l'agriculture industrielle.



5.

Nous considérons la mutagénèse et la fusion cellulaire comme des manipulations génétiques comme les autres. De manière générale nous sommes plus que réservés à l'égard de la subtilité technocratique des textes de la Commission européenne.


Nous souhaitons donc une extension de l'interdiction, non seulement à tout ce qui est OGM au sens que les experts auront décidé, mais aussi à tout ce qui est OGM au sens politique, c'est-à-dire au sens de l'asservissement économique des agriculteurs au profit de multinationales.

Nos principes directeurs sont le passage du patrimoine génétique agricole au statut de bien public, et sa gestion par les paysans eux-mêmes. Toutes les directives doivent découler de ces principes directeurs, et non de conversations opaques dans les couloirs de Bruxelles.


Si nous sommes élus, les représentants des organisations écologistes seront consultés et nous solliciterons leur expertise avant chaque décision. Nous souhaitons la mise en place de collectifs de vigilance locaux, permettant à nos députés européens de rencontrer facilement les membres des associations, de leur communiquer les documents officiels de manière proactive, et de recueillir leurs avis avec la rapidité qui s'impose.

06.08.2008

Guide des produits de qualité non OGM en ligne : déjà 21 produits en Poitou-Charentes !

La Région Poitou-Charentes fait concrètement la promotion des produits régionaux de qualité garantis sans organisme génétiquement modifié.
Aujourd'hui, la grande majorité des produits alimentaires ne précise pas s'ils contiennent ou non des OGM.
L'IRQUA (Institut régional de la qualité agroalimentaire) a mis en ligne un guide permettant de choisir en Poitou-Charentes une alimentation de qualité, locale et garantie sans OGM.

Un recensement a été entrepris parmi les productions en démarche qualité. Pour ce premier guide, des professionnels en vente directe ont été retenus afin de permettre un contact
privilégié entre les consommateurs et les producteurs et les artisans concernés.

Pour figurer dans ce guide, ces professionnels doivent répondre à plusieurs obligations :
# être inscrits dans une démarche qualité : SIQO (Signe d'identification de la qualité et de l'origine) ou Signé Poitou-Charentes ;
# être membres d'un des deux réseaux nationaux : Accueil paysan ou Bienvenue à la ferme s'ils sont producteurs fermiers ;
# garantir des produits « sans OGM » ou « non OGM ». Cela signifie, par exemple :

- qu'il n'existe pas de variété OGM pour le produit concerné ou que le professionnel a choisi de ne pas l'utiliser si elle existe ;

- que l'éleveur a fait le choix d'une alimentation « non OGM » pour ses animaux ;

- que, dans le cas des produits transformés, le producteur ou l'artisan a recours à des matières premières « non OGM » quelle que soit l'étape de vie du produit...

Pour l'IRQUA, la garantie « non OGM » correspond, bien sûr, au seuil de détection de 0,01 % d'ADN modifié vérifié par PCR (Polymerase Chain Reaction), et non au seuil de 0,9 %
qui n'est qu'un seuil d'étiquetage obligatoire fixé par la réglementation.
21 productions ont été identifiées comme non OGM en Poitou-Charentes : l'huile vierge de tournesol, la salicorne, le pain, les poissons de ligne, le melon du Haut Poitou, les huîtres,
le pineau, le cognac ...

Ce guide, téléchargeable sur le site de l'IRQUA, sera régulièrement actualisé. (Source: newsletter Poitou-Charentes, l'essentiel).

09.05.2008

COMMUNIQUE DE PRESSE : Le député Abelin votera t-il en faveur d’une loi qui garantit le « sans OGM » ?

Poitiers, le 5 mai 2008. Les cultures d’OGM en plein champ posent de nombreuses questions irrésolues, en particulier sur les impacts à long terme des OGM sur la santé, l’environnement et les pratiques agricoles. Tout montre que là où sont cultivés les OGM à grande échelle, la liberté et le choix de produire sans OGM sont irrémédiablement perdus. Le Grenelle de l’environnement avait conclu à la nécessité d’une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Cette conclusion a été modifié par le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM : c’est ce paradoxe inscrit dans la loi OGM qui sera débattue en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 13 mai prochain.

 

Dans la Vienne, le Collectif Vigilance OGM a multiplié les actions d’information et d’interpellation, du grand public et des élus, sénateurs et députés : invitation à une conférence débat en janvier, envoi de nombreuses lettres pétitions et demande de rendez vous auprès de leur permanence. Les sénateurs Jean Pierre Raffarin et Alain Fouché n’ont jamais souhaité nous recevoir malgré nos nombreuses relances et ont approuvé un projet de loi qui exempte de toute responsabilité les semenciers ou encore admet un seuil de contamination dans la définition du « sans OGM ». Les députés Alain Claeys, Catherine Coutelle, Jean-Michel Clément et Jean-Pierre Abelin ont reçu en entretien les membres de Vigilance OGM 86. Si les trois premiers ont voté contre le projet de loi, le député-maire de Châtellerault n’ a voté ni, pour, ni contre, ni blanc : il n’a tout simplement pas pris part au vote car estimant que le texte « pouvait être encore amélioré pour satisfaire aux deux priorités qui lui paraissent essentielles »[1] : la liberté de consommer sans OGM et la recherche dans le domaine des biotechnologies.

 

Le Collectif Vigilance OGM souhaite à nouveau interpeller Jean-Pierre Abelin pour que,  le 13 mai, celui-ci prenne part au vote d’une loi qui garantisse ce choix de produire et consommer sans OGM. Il est important que les termes « sans OGM » soient définis dans la loi et que sa définition n’admette aucun seuil de tolérance.

 

 

Les membres du Collectif Vigilance OGM 86 seront présents

le samedi 10 mai, à partir de 10h30, sur le boulevard de Blossac .

Le cortège se rendra devant la mairie châtellerauldaise pour l’enterrement symbolique de l’agriculture de qualité avec le message suivant : « fiction ou réalité ? Réponse de nos députés les 13 et 14 mai ».

 

 

 

Contacts :

-          Bruno Joly (Confédération paysanne 86) : 05.49.86.66.12

-         Stéphane Racaud (Greenpeace Poitiers) : 06.37.46.43.35



[1] Extrait d’une lettre du député Jean-Pierre Abelin au Collectif Vigilance OGM, en date du 10 avril 2008

08.04.2008

Dans le débat actuel sur les OGM, un fait important est oublié : la RÉALITÉ !

Les OGM sont cultivés commercialement à grande échelle depuis maintenant plus de 10 ans. Il est donc possible de tirer un bilan. Ce bilan, les Amis de la Terre le présentent chaque année depuis maintenant 3 ans, en se basant sur des études ou des documents officiels, notamment du ministère de l’agriculture états-unien (1).

L’un des faits marquants est qu’on assiste à une explosion de l’utilisation des herbicides à cause de la multiplication des mauvaises herbes et des insecticides à cause des parasites secondaires. Et pourtant, on entend toujours des élus répéter, comme les firmes de biotechnologies, que les OGM permettent de réduire la consommation de produits chimiques.

Aujourd’hui 80% des OGM servent à nourrir les animaux des pays riches. Et comme si ça ne suffisait pas, en 2007, 25% du maïs états-uniens a servi à produire de l’éthanol pour les voitures. Cela n’empêche pas les mêmes élus de répéter, tout comme les firmes de biotechnologies, que les OGM servent à nourrir les pauvres !

Depuis plus de 20 ans, l’insuline qu’utilisent les diabétiques est fabriquée par des bactéries modifiées génétiquement. A-t-on jamais vu des « anti-OGM » s’opposer à ces OGM ? Cela n’empêche pas encore les mêmes élus de dire, comme les firmes de biotechnologies, que les « anti-OGM » sont contre la recherche.

Les OGM ont ruiné des milliers de petits paysans en Afrique du Sud et en Inde car les rendements n’étaient pas au rendez-vous. Au Brésil, en Argentine, au Paraguay des centaines de milliers de familles de petits paysans et d’ouvriers agricoles ont été chassées vers les bidonvilles des grands centres urbains. En Allemagne par contre, la politique du gouvernement en faveur de l’agriculture biologique a créé 150 000 emplois ! (2)

Alors que la France souffre de chômage massif et que le modèle agricole français perd chaque année des milliers d’agriculteurs, ces mêmes élus, au lieu de suivre l’exemple allemand et de favoriser l’agriculture biologique et l’emploi, préfèrent imposer les OGM au risque de contaminer et faire disparaitre définitivement l’agriculture biologique !

Pour la première fois, l’Argentine vient officiellement de publier une étude qui tire la sonnette d’alarme. On y trouve confirmation de tout ce que nous disons depuis des années : la monoculture du soja OGM entraîne l’érosion des sols, l’augmentation de l’usage des pesticides, la perte de biodiversité et l’exode rural. Va-t-on enfin faire face à la réalité ou laisser encore longtemps ces élus à leur croyance puérile dans la toute puissance de la science, et à leurs rêves enfantins de plantes merveilleuses, aux rendements extraordinaires… ?

Car derrière les contes de fées transgéniques, il y a les comptes en banque de Monsanto, Syngenta, Limagrain. Il est temps de réveiller ces pauvres élus, quitte à choquer leurs âmes sensibles.

(1) Rapport 2007 : http://www.amisdelaterre.org/Les-OGM-pas-aussi-performant... Rapport 2008 : http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-Les-OGM-augm... (2) Rapport : « Les Agricultures paysannes et bio plus compétitives que les OGM » : http://www.amisdelaterre.org/L-agriculture-durable-plus.h...

Source : Les Amis de la Terre 

05.04.2008

9 tonnes de maïs livrées à l’UMP

Paris, le 31 mars 2008. Greenpeace a livré cet après midi 9 tonnes de maïs au siège de l’UMP, rue de la Boëtie à Paris, pour demander au parti majoritaire à l’assemblée de défendre une agriculture et une alimentation véritablement sans OGM. Ce maïs sera–t-il l’un des derniers non contaminés ? C’est la question que pose Greenpeace au parti présidentiel alors que les députés UMP se prononceront dès demain sur ce sujet essentiel pour les Français.


A la veille du passage à l’Assemblée Nationale de la loi sur les OGM, Greenpeace appelle l’ensemble des députés à amender en profondeur le projet pour en faire une loi de protection de l’agriculture et de l’alimentation sans OGM, conformément aux engagements du Grenelle mais surtout à la volonté de la très grande majorité des Français. Les premières déclarations de la majorité UMP sont en effet inquiétantes : le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale serait-il contaminé par Monsanto pour ainsi tourner le dos à la démocratie ?

 

« /En l’état,/ /le projet de loi ignore le Grenelle et méprise totalement la volonté d’une très large majorité des Français/ !, s’indigne Arnaud Apoteker de Greenpeace France./ La production sans OGM est niée et le régime de responsabilité défaillant. En organisant la contamination de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement par les OGM, ce projet de loi ne sert que les intérêts de Monsanto, des lobbies agricoles et de semenciers inféodés à la multinationale américaine. C’est inacceptable ! Les députés ont la responsabilité de faire primer la démocratie et l’intérêt général en amendant sérieusement le projet. /»

Pour ce premier rendez-vous parlementaire du Grenelle, Greenpeace demande aux députés de défendre l’avenir plutôt que le passé. Si le projet de loi devait être voté en l’état, l’agriculture biologique et la production agricole française de qualité seraient en effet irrémédiablement condamnées. Quant à la crédibilité du Grenelle, elle en sortirait très sérieusement compromise.
 

 

« /Le Président de la République, qui s’est engagé à appliquer scrupuleusement le Grenelle, et le gouvernement doivent maintenant concrétiser leurs engagements et pousser la majorité UMP à la responsabilité environnementale et au refus de la contamination de notre démocratie par Monsanto », /ajoute Arnaud Apoteker/. /

Greenpeace rappelle que 71% des français (sondage CSA/Greenpeace, janvier 2008) veulent que le sans OGM soit véritablement sans OGM. Or
le projet de loi légalise un seuil de contamination jusqu’à 0,9%, qui ne correspond à aucune nécessité juridique ou rationalité scientifique. Il s’agit d’un véritable droit à polluer qui sera augmenté, année après année, au fur et à mesure de la généralisation des contaminations. Pour Greenpeace, la seule loi possible sur les OGM doit garantir strictement la pérennité du sans OGM. Les Français attendent une loi de protection et non une loi de contamination.

 
source : http://blog.greenpeace.fr/

27.03.2008

OGM : Pas de débat à Chauvigny - Vienne

Le collectif Vigilance OGM de la Vienne souhaitait organiser le 3 avril un débat contradictoire sur les OGM à Chauvigny (Vienne) afin de permettre aux citoyens de s’approprier cette question mais le maire M. Gérard Herbert a refusé. 

 

En réponse au communiqué du collectif Vigilance OGM, M. Gérard Herbert a répondu qu’aucune salle n’est libre à cette date et qu'aucune autre date n'a été demandée. Selon le collectif, lorsque le secrétariat de mairie a répondu à leur demande de salle, aucune justification claire n’a été donnée. Par ailleurs, un de ses membres rappelle qu’il s’est rendu directement à la mairie de Chauvigny le samedi 16 février où 2 salles étaient libres pour le 3 avril.

 

M. Gérard Herbert dit accepter le débat et pour preuve de sa bonne foi rappelle qu'il a répondu au questionnaire de Greenpeace Poitiers sur l’écoresponsabilité dans le cadre des municipales. Cependant, il faut bien avouer qu'il n'a jamais répondu dans le cadre des législatives au collectif Vigilance OGM 86 sur la question précise du moratoire sur le MON810 un an plus tôt. 

 

Ecolopresse

26.03.2008

OGM : M. Herbert (Maire de Chauvigny - Vienne) refuserait-il le débat ?

A partir du 2 avril, les députés vont devoir débattre et se prononcer sur un projet de loi qui vise à encadrer la culture des Organismes Génétiquement Modifiés en France, que se soit en plein champ ou en milieu confiné. Dans ce contexte, le collectif Vigilance OGM de la Vienne souhaitait organiser des débats contradictoires afin de permettre aux citoyens de s’approprier cette question essentielle pour l’avenir de notre société. 

 
Au mois de février, une demande de salle pour le 3 avril – durant les débats à l’assemblée – avait été faite par courrier auprès de la mairie de Chauvigny. Le choix de cette commune était d’autant plus pertinent que les communes proches de Valdivienne et de Civaux possèdent des parcelles consacrées à des essais de maïs transgéniques en plein champ. Après plusieurs relances téléphoniques, c’est seulement le vendredi 21 mars que le collectif a reçu, via une secrétaire de mairie, une réponse orale négative sans justification. Le collectif s’interroge sur le refus du maire de Chauvigny, M. Herbert, de voir cette question cruciale débattue sur sa commune. Cette interrogation est d’autant plus forte que, lorsque celui-ci était candidat aux élections législatives, nous avions déjà sollicité un entretien pour connaître sa position quant au moratoire sur le maïs MON810. Nous n’avions eu aucune réponse de sa part.

 
Le collectif Vigilance OGM regrette ce manque de dialogue avec un élu local, comme il regrette le manque de dialogue avec nos sénateurs, messieurs Raffarin et Fouché, qui n’avaient pas donné suite à nos demandes de rencontre avant le vote au Sénat. Or ces derniers ont défendu une loi facilitant la dissémination des cultures d’OGM en plein champ. Alors que de nombreux éléments scientifiques nouveaux mettent en évidence des risques majeurs liés aux plantes transgéniques, le collectif appelle au contraire les députés à se prononcer pour une loi qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Plusieurs rassemblements destinés à porter ce message auront lieu samedi prochain 29 mars à Perpignan, Toulouse, Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Rennes, Lille, Nancy. Les programmes détaillés sont disponibles sur www.stop-ogm.org.

 Communiqué : Collectif Vigilance OGM 86

07.03.2008

Deux-Sèvres : des traces d'OGM dans du maïs bio

Un laboratoire agréé indépendant des Pyrénées-Atlantiques, Abio C, est formel : des grains de maïs pop-corn récoltés par une famille d'agriculteurs en exploitation bio – 120 ha de céréales et un élevage de volailles – à Villiers-en-Plaine, à 12 km de Niort (Deux-Sèvres) sont bien contaminés par des OGM.

Le maïs contaminé a été produit sur une parcelle d'un hectare à Échiré. L'analyse positive dans l'échantillon prélevé avant la moisson, en octobre 2007, a été suivie de trois contre-expertises à partir d'autant de nouveaux échantillons : deux autres analyses se sont révélées positives et une troisième n'a décelé aucune présence d'OGM. Destinée initialement à la consommation humaine, l'ensemble de la production, de l'ordre de quatre tonnes, a été déclassée et réorientée vers la production conventionnelle, pour l'alimentation du bétail.
 
Source : NR 

27.02.2008

OGM : Le monde selon Monsanto

Suite à une enquête qui a duré trois ans, du continent américain à l’Inde en passant par l’Europe, Marie-Monique Robin a réalisé un documentaire qui fait froid dans le dos, intitulé "Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien". Ce film exceptionnel présente un empire industriel devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Leader mondial des OGM, Monsanto est à l'origine de nombreux produits controversés (le PCB, l'agent orange hormones de croissances bovine et laitière).

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias : l’enquête dévoile les méthodes du géant de l'agriculture. La réalisatrice Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions dans la sphère scientifique mais aussi à la Maison Blanche, où se sont succédé d'anciens ou de futurs dirigeants de Monsanto.

 

A ne pas manquer : Mardi 11 mars à 21h00 sur Arte



Pour en savoir plus sur le documentaire de Marie-Monique Robin, vous pouvez consulter le site d’Arte

Ecolopresse

21.01.2008

Vidéo-projection à la Maison du Peuple à Poitiers

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